AUX HOMMES DU KORD
Enfants de la fière Neustrie, Courageux défenseurs des loix, C'est vous qu*implore la patrie; Levez-vous, marchez à sa voix.
Rappelez-vous l'antique gloire Des héros en vous renaissants; Allez cueillir aux mCmes champs Tous les lauriers de la Victoire.
Aux armes, Citoyens ! terrassez les brigands : La loi, la loi, c'est le seul cri, C'est le vœu des Normands.
Sur la Montagne parricide^ Trôce de nos nouveaux tyrans»
L'anarchie à l'œil homicide Prononce ses arrêts sanglants; Elle foule d'un pied rebelle, Du peuple les augustes droits»
Et le sceptre sacré des lois, Tombe sans force devant elle.
Aux armes, Citoyens, etc.
Républicains, votre énergie A-t-elle triomphé des rois, Pour voir une autre t3rrannie Vous dicter de honteuses lois?
Quoi ! le farouche Robespierre Serait l'arbitre de TÉtat?
Quoi ! Danton , quoi ! le vil Marat Régneraient sur la France entière?
Aux armes, Citoyens, etc.
Paris, ville longtemps superbe, Gémit sous un joug odieux.
Bientôt on chercherait sous l'herbe Ses palais, ses murs orgueilleux ; Mais vous marchez, Paris respire, Les brigands pâlissent d'effroi, Sur eux le glaive de la loi Brille, et le despotisme expire.
Aux armes. Citoyens, etc.
Saintes lois, liberté, patrie.
Guidez nos bataillons vengeurs; Nous marchons contre l'anarchie, Certains de revenir vainqueurs.
De Septembre tristes victimes.
Vos bourreaux vont être punis ; Fbance, tes lâches ennemis Vont enfin expier leurs crimes.
Aux armes. Citoyens, etc.