ADDITIONS
Nous donnons, sous ce titre, quatre pièces dont nous n'avons eu connaissance qu'après l'impression des feuilles auxquelles elles devaient appartenir.
Page 125, après la proclamalion de la Société Républicaine de Caen, il faut ajouter cette autre proclamation qui suivit de près la première :
La Société Républicaine de Caen^ à la Convention Nationale,
« Législateurs,
« Comme nos Frères de la Société Républicaine de Bordeaux, « nous vouons une haine éternelle aux anarchistes qui veulent « perdre la République ; si quelque scélérat osait porter une « main sacrilège sur nos représentans , Nous le jurons sur « Fautel de la Liberté, rien ne serait capable d'arrêter notre t( vengeance !
« Nous donnons une entière adhésion aux principes dévec< loppés dans l'adresse de la Société Populaire de Bordeaux, « du 8 de ce mois.
c< Nous déclarons que la majorité des députés de notre dé* (( partement qui a développé toutes les vertus républicaines, « a notre amour, notre estime et notre confiance, et que nous (( défendrons les Représentans du peuple jusqu'à la mort.
« Signé LENORMAND, Président.
« Le Gendre, Secrétaire^ et Grandin, Secrétaire.
« Caen» ce 24 Mai 1793, V An deuxième de la République Française '. * Collection de M. Renard.
Page 140, lig. 16. — Enfio, le 22 juin, presque tous les Carabots s'enrôlent dans le contingent
Dès le 19 juin les Carabots s'étaient présentés devant l'Assemblée Générale du Département.
« Les Carabots admis à défiler en armes devant l'Assemblée, « y ont fait halte.
« L'orateur a fait un discours, dans lequel il a rappelé que « les Carabots de Caen ont, depuis 1789, donné des preuves de c( leur atlacliement à la liberté ; qu'aujourd'hui devenue pour « eux l'objet d'un culte sacré, ils venaient s'unir par serment tt aux Autorités Coiisliluées, el a déclaré qu'ils attendaient (( l'ordre de se melire en marche contre les agilaleurs et les c( anarchistes.
<( Le président, au nom de rAssemblée, a reçu avec sensi- « biliié l'offre de ces citoyens, et après leur avoir dit que les « Auloriîés Constituées avaient toujours compté sur leurs ef- « forts pour la liberté, el leur avoir déclaré que c'était avec « eux qu'elles voulaient vivre libres ou mourir, à reçu leur « serment de déclarer la guerre aux anarchistes, aux agilaa leurs et au parti Marat, et de ne mettre bas les armes que (( lorsque la Convention jouira d'une entière liberté.
« Les cris répétés de Vive la Liberté ! Vive la République ! (( ont retenti de toutes parts k la suite de ce serment. *■ »
Page 248, lig. 2. — En attendant, lisez ces proclamations
L'Armée Républicaine et Cantine- Anarchiste du Nord^ à tous les bons français^ et particulièrement à l'armée parisienne,