CHAPITRE IX
Entraînée par un mouvement secret , qui souvent est- un guide infaillible , je cherche à me former une juste idée du caractère du ministère public belge y et de sa conduite envers moi. Je ne puis dissimuler qu'il s'élève mille vraisemblances qui déposent contre lui.... Ah ! conscience ! conscience ! faut-il que ton cri vengeur fasse taire la vérité même ; qui pourra soulager ces magistrats de tes reproches.^
Malgré Fimportance que ces hommes attachent à ma perte, leur ressentiment n'oublie point d'autres vicdnles; opprimer les écrivains, punir une Française de sa fermeté inébranlable , la faire succomber , l'anéantir, s'il est possible, tels étaient les projets d'un acharnement sans exemple et d'une haine profonde \
ils m avaient vue de mauvais œil dès le premier mo* ment de leur curiosité ; leur physionomie annonçait leur improbation pour la justice que Ton me rendait dans. le monde; ils ne purent témoigner ce qu'ils pensaient, mais i ai su qu'ils me détestaient ; j'en ai reçu des preuves, et cette haine cruelle a siu* mon sort, dans ce procès, la plus funeste influence *.
Je ne puis attribuer ce sentiment qu aux plaintes que j'élevai sur l'arbitraire dont j'étais la victime.
Ils n'ignoraient pas que , lorsque les juges de Lou^ vain prononcèrent ma condamnation , tous les yeux des assistans se tournèrent vers eux avec indignation ^^; il s'éleva un murmure confus qui s'étendit, qui se fortifia, et devint enfin semblable aux mugissemens d'une mer orageuse. J'entendais retentir ces mots autour de moi : Ce tribunal est "vendu a V ambition des Van MaanenaetVanderfossaj.le murmiu*e s'était
* Cependant, puisque les faits allégiiés sont faux, ilest bon d*ôter ce misérable prétexte aux Janus démasqués , et de les chasser de leur dernier refuge.
^* TrouTez-Yous heureuse et louez notre clémence, semblaient me dire les juges de Louvain, car à Tayenir, de même qu'au passé, l'art de la divination sera sans doute puni de la peine capitale.
Nous formons des yœux pour que nos lois prennent un degré ue sévérité de plus , pour en constituer un délit qui sera puni de iDort. A cet effet , nous soumettrons nos observations à MM. le« ^vAés des états-généraux, et leur sagesse connaîtra toute Futilité» toate l'importance d'une semblable mesure,..
apaisé, le silence le plus morne succéda au trouble. Mon imprudent interrogatoire, Tindigne réquisitoire de M* de Vander Vekena*, rien n avait paru grave, imposant et solenilel, tout était marqué au coin du ridicule et de la haine la plus prononcée; ma position nen était pas mmns cruelle, effrayante; ils savaient que j étais résignée; je faisais plus, j*aimais à espérer encore.
Gepelidant j'avais perdu mon procès, et je cherchais des consolations. L'exercice et la société pouvaient-ils me fournir des secours coiifre le chagrin?
* La terretu' environnait MM. l^d \fi%^ de Loûvàin. On s'alarmait sur mon sort , on me plaignait $ on m'enocrarageait hautement dans ce redoutable tribunal, etFintérét était porté au comble. Dans la place publique , en tout lieu , de tout c6téî le peuple témoignait sa juste indignation. Elle devint générale quand des témoins oculaires racontèrent avoir entendu dire à M. le procureur du roi , au moment même où MM. les juges durent se retirer pour recueillir les voix et prononcer sur mon sort : Cela n'est pas nécessaire. A l'aurore de ce jom* fameux qui éclaira ce déni de justice , M. Vander-Y ekena , causant avec son barbier , lui dit , avec ironie : Je ferai condamner à un an de captivité la très^renommée sihjUe parisienne. Le nouveau Sancbo reporta d'un bout de la ville à l'autre qnetles étaient les louables intentions de ce maître bridoison. Cependant ou osait espérer encore ; la société la plus brillante , comme la mieux choisie , avait daigné embellir un lieu où Thémis rend habituellement ses oracles sans être environnée de spectateuf's f la foule était iminense , les dames siégeaient à c6té de mes juges. Chacun voulut voir , cdacun vouïut contempler de près Mademoiselle LeNormand, à qui M!, le procureur-général accordait des pouvoirs aussi extraordinaires. Un plaisant stimoïait ïa curiosité :
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craignait-on que je fusse trop heiu^euse quand je n'entendrais plus des verrous , et que je sortirais de cette prison de Louyain ?
Je me sentais agitée par mille pensées contraires : tontôt j'écoutais en silence cette voix intérieure qui parle, qui appelle, qui crie : elle est perdue pour moi, cette douce Kberté! yoilà donc ma dernière demeure ! je ne reverrai plus la France , cette admirable France ! Tantôt l'avenir, par mie illusion mensongère, me distrait, m'attendrit, me console, me persuade d'espérer; je cède à ces douces inspiration» , mais pour peu d'instans. Tour à tour le jouet du découragement, de la
lelon lui , je deyais avoir sept planettes brodées sur mes habits ; en outre , les rayons du soleil brillaient sur ma poitrine , un croissant tenninait ma coifliire. Un ingénu répétait sans cesse : Cette femme est invisible; et reportant ses regards sur l'assemblée , il dit : Médée n*est pas présente. J'eus peine à retenir mon sérieux ; je cherchais à le cony^jnçre ^pie la magie dont s'entourait une femme de lettres était uniquement la fraîclieur des idées et le charme de la rédaction, et non des signes hiéroglyphiques sur ses habits. Reraarquez-la , hi dis- je , cette personne sur laquelle tos regards tremblans craignent de s'arrêter : sa bouche deyient béante, son œil est fixe; la févabitioAla plus singulière s'c^ère dans ses idées. Peus quelque pône. à détruire se»>pnanières impresnons ; mon coslume était décent ^ ii'«yait rien de magique ; 1^ daw^. de Lou^ain Tenaient tour ^ ^1^ ipe. félicitiier , s'asseoir sur mo|i banc ; elles firent rougir Ignace Ignorantin , dofit l'agitation et le trouble deyinrent extrêmes. Le saint homme s'enfuit ei^ se signapt ayec une promptitude qui dénotait sa confusion ; aussi fut-il inscrit au temple de HoBnu.
confiance, de l'espoir et dé la crainte ^ je suis vraiment la plus malheureuse et la plus tourmentée des femmes.
Un homme sensible et respectable , un Belge , de lancienne France, venait me rendre de fréquentes visites; il m accordait son estime et me parlait avec franchise et vérité. J aimais à déposer ma dotdeur dans le sein d'un anfi qui connaissait mon infortune , et y compatissait. J'avais repris quelque courage en obtenant cette faveur que je ne devais qu'à une extrême bienveillance. Le 24 d^ j^ïï îl "^^ dî* • " On est aujour- . d^hui en Belgique a la porte d^une autre terre. Le despotisme ministériel jr exerce son empire avec un sceptre d^ airain; le cara>ctere national y est a peu près dénaturé
« Aussi rien de plus déplorable pour l'étranger qui «vient.se reposer sur une terre hospitalière, que de » gémir sous la verge d'un pouvoir absolu. » De grâce, lui dis-je , quittons pour un instant cette orageuse politique pour ne nous occuper que de nos intérêts particuliers. Veuillez bien m'aider à parcourir ces codes.....* J'aperçois avec une véritable satisfaction que le législateur, a fait une loi expresse pour atteindre.le calonmiateur. Il reprend : « Notre digne souverain ^est loin de » respecterni le "vice brillant y ni le scandale privilégié ; •a il est mMheùreux pour ce pays que le gouvernement » se trouve forcé y dans V intérêt de la conservation de » V ordre actuel ^ de prendre des mesures contre les écri- « vains : il me semble qu'Une convient pas de poursuivre
» une personne paisible y en la représentant y pour avoit ' » le droit de la persécuter ^ comme la conséquence d^une » révolution criminelle dans son principe , en la suppo^ )> sont coupable * de 7)ioler les droits d^une honorable » hospitalité qui lui aurait été généreusement accordée,
» Mais est'il besoin d'être criminel ( voyant que j*é- » prouvais quelque émotion ) ? "vous étiez condamnée a « Vcwance. On "vous craint y et c 'est cette crainte même qui » cause 'votre captivité. J'ai souvent dit dans "votre inté^ « rét : Plaise au ciel que la vengeance* n'aiUe pas plus «loin ! Je ne crois point que vos accusateurs devien- » nent vos derniers juges ** 5 autrement , voyez de quels « périls vous seriez entourée s'il en était ainsi : on eon- » naît toute Tanimosité d'ime certaine personne qui ne • pourra jamais vous pardonner votre constance dans «le malheur. C'est, suivant son système, ériger une* » puissance au-dessus de la sienne ; et Tesprit de parti » ne peut souflfrir une autorité supérieure à celle qu'il • » s'arroge injustement : mais les droits que vous avez
> sur lui sont loin de fléchir sous les vains efforts qu'il
> fait pour vous abattre, et dès lors c'est vous qui êtes » investie de la puissance ; mais tenez-vous en garde » contre les derniers coups qu'il vient de vous porter, » Ayez l'art de dissimuler dans un instant où la moindre
* Us m'envisageaient comme la cause première de rincendie ^ pouvait embraser la Belgique.
^ Un magistrat doit penser non pas à ce qu'on dit de lui, mais i ce qu'il se doit à lui-même ; et pour servir le ministre en fayeur , 3 &at quelquefois ayoir le courage de lui déplaire.
» imprudence peut vous perdre. Si te mallieur ne porte » point le désespoir dans votre âme, vous devez pour- M tant conjurer le destin de vous arrêter au bord du » précipice qu une coupable politique vient d*entr ou- >} vrir sous vos pas. Aucun sentiment de justice natu- » relie ne s élève au f<md de leurs cœurs, et la soif du » pouvoir inspire à ces faibles caractères la force » d être xaéehans ; et certaines prédietions que vous avez » consignées dans les mémoires de Joséphine^attr(mtpu V les armer contre vous. Alors ils auront embrassé tous » les moyens dont ils poiuvaient attendre la cbute d'une » femme qu'ils redoutent Ainsi b seélér ates&e , fou- » laU't au pieds tout scrupule , parvient à réaliser Fexé- » cution de ses coupables desseins» »
Tels furent les adieux d'un liantœe estimable,, qui , durant ma détention à Louvain, venait i»e parkr le langage de la franchise pour m empèeber de croire à la bonhomie de certains personna^s qui feignaient d^ me plaindre pour sonder mon opîaian, et pour I4 communicjpier à mes perséeuteus^..
Toutes ces paroles semblaient coi^liev de ses lèi^es par la seule force de la vérité. J étais préveaue par lui que dans les priscms^soffeaâent souyenil de ces hommes cpû criaient à la persécution et aub despotisme, comme Sinon, dans la ville de Troie, disait que les Grecs étaû»t ses plus terribles, ennemis*
J'apprends que dans ces lieux , des yeux révélateurs. Vont chercher la pensée au fond de tous les cœuvs.
Aussi ceux qui espionnaient le malheur faisaient-ils courir le bruit dans ma prison que je devais proclamer la clémence du tribunal de Louvain*, qui m Payait infligé 5o francs d amende, et non le maximum de 5oo florins, comme auteur dun livre dangereux. Un officier subalterne de la justice disait même à qui voulait Tentendif? : « On a voulu se conformer à « des ordres reçus ** ; nous sommes aveuglés souvent » par de faux rapports ou éblouis par des apparences » trompeuses ; alors on cherche à effrayer Tinnocent ,
* La publicité donnée à ce procès me fît des partisans i la foule redoublait à la maison d*arrét, de sorte que les ordres devinrent un instant plus séyères. Monsieur Jaquelart , substitut du procureur du roi , déclara que Ton n'entrerait à la prison neuve que sur le vu de ses ordres. On lui fit des représentations , il y mit de la grâce. Cet acte de condescendance en ma faveur m'empêcha de répandre des copies du ridicule jugement de Louvain , que j'avais mis en vers ; cette pièce curieuse fut simplement lue en petit comité; je poussai la modération jusqu'à m'imposer le silence le plus rigoureux sur les magistrats qui m'avaient condaranéel
^* Il parait certain que, si j'eusse été victorieuse une première fois, M. le procureur du roi de Louvain aurait appelé de ce jogeveot \> fiS8 ordres étaient formel à cet égard. Un juge de ce tribunal ^ interrogé par une dame sur la suite d'un pourvoi devant la cour supérieure de Bruxelles, répondit : ■ Je crains pour mademoiselle Le Normand qu'elle ne gâte enfin ses affaires ; il se pour* rait qu*au lieu du minimum , dont nous l'avons généreusement gratifiée^ la conscience d'im avocat-général nou^ dédommageât delà stériiité^ du bienfait , en faisant prononcer contre elle quelques années ,de réclusion dans .un lieu injpace, »
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» à le faire paraître coupable; on le condamne bientôt sans autre forme de procès. A Bruxelles, comme à » Louyain , une main invisible saura atteindre W^^ Le » Normahd ; on a donc fait une chose agréable aux re- » gards du ministère public en lui appliquant une » peine correctionnelle que nous savons très-bien qu elle » n a pas méritéç. »
Ma dernière entrevue avec ce Belge estimable m avait laissée en proie aux sentimens les plus déchirans , qui troublèrent quelques instans le calme dont je commençais à jouir. Hélas ! l'humiliation devait-elle accompagner celle qui n avait opposé qu^une dignité constante aux accusations de Fôrgueil irrité, et aux violentes attaques d'un homme corrompu? de quel côté est la honte?
J'avais conservé la constance, qu'Horace regarde, chez les philosophes qui sont persécutés par le sort, comme le comble de la sagesse. On avait beau chercher à m'effrayer par la menace d'un an de détention , j'écoutais ces prédictions sans éprouver la moindre inquiétude , et je ^oumais le prophète en ridicule.
Moi qui conseille si bien la prudence et la modéra'» tion aux autres , j'en manquais cependant^ ; on pouvait
* L'appartement que j'occupais à la maison d'arrêt de Louvaio donnait sur une rue assez passagère. L'un de mes juges s'y montrait régulièrement. Quand mes regards se reportaient sur lui , un mouvement convulslf s'emparait de moi ; je restais pensive et singulièrement agitée. Un billet me fut remis un soir à travers mes tristes barreaux. Il contenait ces mots uniques : Présentez um
tôncevoir quelques craintes sur la nature de mes in<^ tentions; j avais arraché d'une main trop courageuse le double masque de Imtrigue et de la^ perfidie ; et sourde à la voix de la raison, je m'étais livrée à l'impétuosité d'un courroux légitime, depuis mon injuste condamnation.Dailleuris, j'espérais que le Cours des événemens ou fléchirait mon ennemi, ou amènerait sa chute, et favoriserait ainsi tous mes vœux.
Mais la cabale avait obtenu un si grand empire à Louvain, qu'elle pouvait espérer le même succès à Bruxelles ; personne au monde n'osait favoriser une
requête au roi des Pays-Bas , i7 vous fera grâce. Quoi ! m'éciiai-je , je supplierais poiir pallier les crimes de mes accusateurs. Le sou- Terain pourrait peut-être s'attendrir sur mon sort et finir mes infortunes ; mais ce serait sanctionner leur arrêt. Je n'y puis consentir. Non ! j'en appellerai ! L'acharnement contre moi était au comble ; on ne voulait pas reyenir sur des iiautes. J'avais refusé de rentrer secrètement en France, et de dire un éternel adieu à la Belgique. On ne pouyaît me pardonner ce que l'on nommait un entêtement indéchiffrable. Le pouvais-je ! ô vous qui aviez voulu me déshonorer aux yeux de l'Europe entière? il me fallait ou triompher^ ou rester oubliée. Ce dernier parti semblait être mon apanage. Étrangère , qui serait venu me tendre ime main secottrable? qui aurait osé s'avouer mon ami ? personne : l'honneur me disait un devoir de me défendre. Si je succombais dans un appel, je devais me résigner, comme Socrate, à boire la ciguë. Sans im^ portuner de froids courtisans , après avoir épuisé toutes les chances des tribunaux > je me serais endormie , comme Épiménide , pendant trois cent soixante-cinq jours, pour né me réveiller qu'à l'heure Âe la vengeance.
victime ouvertement signalée. Je cherchais cependant à me rassurer sur la justice du tribunal suprême ; ne devait -il pas trouver une extrême satisfaction à effacer de révoltantes préventions. A cet égard, j étais certaine que les juges de Louvain ne seraient pas épargnés.
Aussi étais-je résolue de tirer parti de mon malheur lui-même, en essayant de prononcer publiquement ma défense ; non content de m*abreuver de chagrins et d'humiliations, on ose encore, faire jouer le ressort le plus odieux, en me faisant suggérer la pensée de recourir à la clémence royale ; dès lors, je n'inspire plus ni la confiance ni le moindre intérêt. Je cherche tous les moyens d'exécuter mon plan; n'est-ce pas la plus noble vengeance, et la plus digne de moi?? La foudre gronde, mais je suis prête àsoufiriret à braverloragede la persécution : rien ne pouvait plus suspendre les hostilités; il fallait ou que celui qui me poursuivait fiit dévoilé à la face de la Belgique , ou attendre la confirmation du jugement de Louvain ^7.
Déjà le pouvoir arbitraire me montre de toute part un front menaçant , un rempart inexpugnable...^ Que m'importe, à moi étrangère... que ce redoutable colosse hollandais possède des talens sublimes, et excite l'enthousiasme en exaltant l'imagination de quelques partisans mercenaires? ces gens-là ne craignent nullement de jouer le rôle de girouettes^ mais l'indi* gna''^n qu'inspirent leurs vexations atroces les eondamne, malgré eux, à une éternelle, renommée. Ces hommes sont des ambitieux , amis perfides, et plus per-
( M9) fides ennemis; ils s'occupent des détails de police du ressort d'un commissaire de section ; ils ont des satellites dans les prisons , et des séides qu ils dirigent ; ils oppriment les infortunésjils étendent sur eux le sceptre de fer du despotisme , surtout sur ceux qui ont l'honneur d'appartenir à la France ! Quelques grâces obscures, qu'ils font obtenir, pour qu'on parle d'eux, à ceux qui les implorent , peuvent-elles jamais faire effacer tant de crimes ? non , non , sans doute ; voilà cependant les arrêts en dernier ressort de qq palladium du ministre dé la justice : quiconque élève une opinion différente est un sot, ou un lâche... Paix! ne parlez pas si haut, Mademoiselle , nos murs ont des oreilles : tel fut le trèssage conseil d'un prisonnier qui, sans doute, avait prêté toute son attention à ce curieux monologue, mais qui ne croyait pas qu'il devînt nécessaire à mes intérêts de le réciter dans ce lieiu
Je plains les nations où ces hommes commandent.
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