‹ Souvenirs de la guerre de l'indépendance de la GrèceChapitre 20 sur 33 · CHAPITRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIEME

Troisième assemblée nationale à Epidaure. — Commission Administrative. — Ma mission auprès de la garnison de Mésolonghi à Pérachora. — Commission directrice dans l'Egée. — Violences de l'amiral autrichien Paulucci. — Mesures prises car moi contre la piraterie, et sa disparition. — Désordres à Nauplie. — La Commission Adrainistrativese transporte à Egine. — Corps militaire de Céphallènes et de Zacynthiens.

Dans les premiers jours de 1836, le gouvernement convoqua les représentants des provinces à Épidaure. Les habitants, quoique dispersés procédèrent comme ils purent à leur élection et la troisième assemblée nationale, dite d'Epidaure, fut formée. Elle commença ses travaux sous la présidence de Panoutsos Notaras. Au com-

303 lA GUEXBE DE L'INDÉFEÏIDANCE

meacement d'Avril, Mésolonghi, après la 1 sortie glorieuse des Hellènes, tomba au | pouvoir des Turcs. Cette terrible nouvelle émut la nation entière et suspendit les 1 travaux de l'Assemblée. Mais les représentants, avant de se séparer, formèrent I une commission de onze membres, appelée Commission administrative, dont André Zaïmis fut le président, et les membres 1 Pétro-Bey Mavromichalis, Anagnostis Dé- I lijanni, Georges Sissinis, André Iscos, Panagiotis Démitracopoulos, Démétrius ] Tsamados, Anagnostis Monarchidis, André Hatji-Anargyris, Spyridion Trîcoupis et Jean Vlachos. L'assemblée forma aussi une autre commission de ij membres j chargés de s'entendre avec la première I touchant les relations de la Grèce avec les I autres nations ; car dans les circonstances | difficiles où se trouvait la patrie, il serait 1 peut-être jugé nécessaire d'ouvrir des négociations avec quelque Cour étrangère.

Les troupes échappées du siège de Mésolonghi s'étaient jointes à celles du dehors 1 envoyées k leur secours. Elles voulaient se 1 venger du gouvernement qui, ayant né- 1 gligé d'envoyer des approvisionnements,

DE LA GRECE sSj

était cause que la ville avait été prise, le pays dévasté et les habitants traînés en esclavage. Elles se réunirent à Pérachora, et menacèrent de piller Nauplie. La Commission Administrative, y siégeant, n'avait aucun moyen de satisfaire les exigences des capitaines et des soldats, que les souffrances et privations avaient rendus intraitables, et personne n'osait accepter de traiter avec eux au nom du gouvernement.

Appelé alors par la, Commission Adminisrative, on me pria d'accepter cette mis- Ision. Ce mandat était important et sa r réussite difficile, cependant me rendant ■vaux sollicitations de la Commission, je cé- , quoique je visse qu'il y avait danger F même pour ma vie, et suivi de quelques 1 soldats, chargé des pleins pouvoirs de la I commission administrative, je partis pour » Pérachora. A Loutraki j'appris que les loldats, suspectant leurs générau.i:, avaient lommé une commission de cinq membres j composée de simples soldats comme eux, Bet qu'ils avaient chargé cette commission Ide représenter l'armée et d'assister leurs ■ chefs, qui ne pouvaient rien faire sans sa f participation. Je crus nécessaire d'écrire

de Loutralti aux soldats de Pérachora, eti de leur demander s'ils me recevraient^ comme envoyé du gouvernement, comme simple patriote et ami. J'adressai cette lettre en général aux soldats de l'héroiquc garnison de Mésolongbi. Leur réponse fut qu'ils me recevraient comme simple patriote, et non comme représentant du gouvernement, parce qu'ils n'empêchnient ni n'empêcheraient jamais les bons patriotes de venir les voir. Encouragé par cette réponse, j'allai à Pérachora, où je trouvai les capitaines Notis Botsaris, KitsosTsavellas, LarabrosVéïcos, Christodoulos Hatji-Pétros, Georgios Vaïas, Goustis et quelques autres, qui étaient | de la garnison de Mésolongbi; Costas I Botsaris, Georgios Dracos, Diamantis | 2ervas et quelques autres, qui étaient du I camp en dehors de Mésolongbi. ils étaient, I environ a.ooo soldats, dont i.ooo de la-J garnison de la ville.

A peine fus-je arrivé à Pérachora, qu'ilsJ s'assemblèrent tous, capitaines et soldats.

Ceux de la garnison de Mésolongbi étaient!

couverts de haillons, ensanglantés, nus eta rongés de vermine ; leur physionomie ï

DE LA GRÈCE SÔÇ

avait encore [quelque chose de féroce. Tels devaient être en effet, ces héros, qui après une année du siège le plus rigoureux, et tant de furieux combats résolurent de sortir de Mésolonghijles armes à la main, à travers des milliers d'ennemis, sous un feu incessant d'artillerie et de mousquetterie, et arrivèrent enfmjusqu'i leurs montagnes, où ils trouvèrent à l'iraproviste Mousfam- Bey posté avec un corps nombreux d'Albanais. Ces hommes étaient vraiment dignes du nom de héros, car, après avoir souffert des maux inouis, de 3.500 qu'ils étaient environ à leur sortie, il en était resté à peine 1.200. Je restai troublé devant tant d'héroïsme et tant d'abnégation; comment défendre !e Gouvernement, qui, en les abandonnant, avait laissé périr tant de leurs camarades, tomber Mésolonghi et emmener tant de leurs familles en esclavage ? Je commençai mon discours, en louant leurs exploits, et leur héroïsme généreux ; je justifiai leurs plaintes contre les gouvernants d'alors, qui avaientnégligé de secourir ce rempart de la Grèce, j'ajoutai que la Nation, voyant l'incapacité

Lqui gouvernaient le pays, avait

ERR E DE l'INDÉPENDA!

constitué une autre Assemblée Nationale, et établi une nouvelle administration, qui était prête à adoiicir leurs souffrances, dans les limites de ses ressources pécuniaires.

Je m'attachai à leur prouver que la garnison de Mésolonghi eUe-même, si admirée par les Européens pour ses héroïques exploits, perdrait sa considération méritée, si elle était le premier auteur de l'anarchie. Après ces paroles, qui produisirent une certaine impression, je donnai à comprendre aux soldats que ce n'était nullement la faute de ceux qui gouvernaient en ce moment, puisqu'ils n'avaient pris l'administration actuelle qu'après la chute de , Mésolonghi. Quel secours pécuniaire peuvent-ils espérer, s'ils arrivent à dissoudre le gouvernement ? Q.uel tort a le peuple pour supporter ainsi les conséquences de l'anarchie ou du pillage ? Je leur dis que la Commission Administrative n'épargnerait rien pour les secourir et leur fournir des armes et des vêtements, mais que de leur côté ils devaient maintenir l'ordre et modérer leurs prétentions. Je ne vous parle pas, leur dis-je, comme envoyé du gouvernement, ni comme ayant fait partie

fbi gouvernement précédent; mais comme 'patriote et camarade, je crois devoir vous dire toute la vérité, et placer sous vos yeux vos véritables intérêts et ceux de la patrie, La fin de mon discours les émut beaucoup et on vit briller sur leur visage les sentiments du patriotisme hellénique. — La commission des soldats me répondit alors:

« Nos plaintes sont grandes, mais elles ne s'adressent qu'au gouvernement révoqué; les soldats sont nus, et la plupart presque sans armes ; ils ne veulent ni piller le peuple ni lui apporter l'anarchie, ils demandent seulement un soulagement à leurs misères, et, d'accord avec leurs capitaines, ils borneront leurs prétentions aux seules choses nécessaires ». — Le lendemain tous devaient me suivre à Nauplie, et me chargèrent de m'entendre avec le gouvernement pour le payement de leur solde. J'acceptai volontiers cette proposition, et les capitaines, me répondirent de l'ordre pendant ce temps. J'en fis part immédiatement par un courrier à la Commission Administrative, l'engageant en même temps à ne rien négliger pour adoucir les souâ'rances de la garnison ; et le lende-

268 LA GUERRE DE l'iN DÉPENDANCE

main je partis pour Nauplie, accompagné de l'armée.

En chemin je reçus une lettre de la Commission, qui m'apprenait que beaucoup de maisons avaient été évacuées dans le faubourg de Nauplie pour le logement des soldats, et qu'on s'y occupait de l'approvisionnement des vivres nécessaires ; eu outre, on avait préparé dans l'intérieur de la ville des logements pour les officiers et la Commission militaire.

Les soldats dans un ordre parfait arrivèrent à Nauplie, et furent logés dans le faubourg ; les primats logèrent les officiers dans leurs propres maisons.

La Commission Administrative fut très contente du bon résultat de mon mandatj) et immédiatement, de concert avec lesM capitaines, on décida quelle somme d'ar-^ gent, serait distribuée aux soldats ; nomma en même temps une commiss dont j'étais membre, pour recueillir au-J près des citoyens des souscriptions et desA vêtements pour les soldats. Tous sous-T crivirent avec empressement, et, avant la fini de mai, les armées reçurent ce dont elles avaient besoin, et marchèrent : les unesj

vers le Péloponèse contre Ibrahim, qui était revenu, après la prise de Mésolonghi, et avait ruiné la province de Calavryta, et les autres vers la Grèce continentale contre Kioutahi, qui, après la chute de Mésolonghi, entra dans la Grèce orientale, et menaça l'Attique,

A cette époque la piraterie était arrivée à son comble dans la mer Egée, et le commerce hellénique en souffrait beaucoup ; les pirates ne respectaient aucun pavillon étranger, et surtout l'Autrichien, Le gouvernement autrichien se vit obligé d'envoyer dans l'Egée, sous les ordres de l'amiral Paulucci, une escadre de vaisseaux de guerre. Cet amiral, avant de se présenter à la Commission Administrative, sous prétexte de poursuivre les pirates, avait commis beaucoup d'actes de violence à Tinos et à Mycône. Le gouvernement, fut donc contraint de prendre des mesures sévères, et nomma à cet effet, une Commission Directrice dans la mer Egée, avec mission de détruire la piraterie, et de protéger certaines lies, dans lesquelles s' étaient réfugiés

les Cretois, après la La i

iiission administrative r

1 de leur patrie, nfia

la présidence de cette Commission Direo- | trice, en nomma membres Michel Tsama- !

dos d'Hydra et Chrysogélos de Siphnos, et ] décréta qu'elle aurait sa résidence à Syra. f Mais Chrysogélos n'était pas apte à ce service, et Tsamados refusait à cause de sa santé; de sorte que toute cette charge incombaità moi seul, je l'acceptai complète- ] ment.

Dans les premiers jours d'août Paulucc vint mouiller à Syra avec trois vaisseaux 1 de guerre. L'ayant connu en Italie en 1815 aux Eaux de Récoaro,je lui rendis visite et nous renouvelâmes connaissance. Je lui fis savoir de quelles fonctions publiques j'étais revêtu, et lui adressai d'amicales observations sur la manière dont il s'était conduit à Tinos et à Mycône, lui disant que j'allais moi-même poursuivre les pi- , rates, que j'espérais qu'il voudrait bien s'abstenir désormais de tout acte d'hostilité, et qu'il devait s'adresser au gouvernement hellénique pour obtenir satisfaction des torts dont il se plaignait. Paulucci se rendit à mes observations, et me répondit qu'il s'abstiendrait désormais de tout acte hostile et qu'il se présenterait au

\ GRÈCE

gouvernement hellénique à son retour de Smyme. Je crus à ses promesses, et le lendemain, malgré un vent très-violent, je le vis faire voile vers Smyrne ; mais lanuit il vira de bord, alla mouiller à Naxos, où, il débarqua des troupes, canonna la ville à la prière des Chrétiens d'Occident, et obligea ses habitants, à lui payer une forte rançon. La ville impuissante à se défendre contre les Autrichiens, souffrit beaucoup et elle eut à pleurer plusieurs morts. Si le vent n'eut pas été contraire, les habitants dt; Naxos, m'en eussent donné avis, et Paulucci, qui avait ainsi manqué à ses promesses, se serait trouvé dans «ne situation très-difficile, car environ 800 Cretois habitaient encore l'île. Informé qu'il voulait débarquer au village de Syllaca dans l'île de Cythnos, pour y prélever aussi des indemnités pécuniaires, j'y dépêchai un de nos braves officiers avec quelques soldats. Ce village était situé sur le penchant d'une montagne; dès que parut le brick de Paulucci, l'officier armant aussitôt les habitants, courut s'emparer d'une forte position, par où devaient L passer !es Autrichiens, s'ils débarquaient.

Ils débarquèrent, en effet, de grand matin au nombre de cent, mais i!s furent repoussés, et contraints de regagner leur brick. H ne fut pas fait mention de ce fait, qui est si peu honorable pour la mémoire de Paulucic, lorsque celui-ci, se présenta devant la Commission Administrative, et exposa ses griefs.

Je commençai alors à faire quelques tournées dans les îles de la mer Egée sur une goélette de guerre. Comme c'était la troisième fois que j'étais chargé de fonction? administratives dans ces parages les relations que j'y avais formées et la considération dont j'y jouissais ne pouvaient que faciliter le succès de mon entreprise. Entre Tinos et Andros, je pris une barque de corsaires, et je l'envoyai aussitôt à Syra, pour y être brûlée ; mais les pirates furent sauvés. Un grand nombre d'autres pirates s'étant assemblés dans l'ile inhabitée de Gioura, tinrent conseil et m'adressèrent une lettre, dans laquelle ils rae demandaient pourquoi je leur faisais la chasse, tandis qu'avec leur piraterie ils pouvaient obliger les puissances européennes à reconnaître l'indépendance de la

Grèce, et à mettre ainsi fin à la guerre ; puisqu'ils faisaient ce bien au pays, et qu'ils subvenaient aux besoins des autres, et aux leurs, je devais chercher, au Heu de les poursuivre, à m'entendre avec eux. Ils étaient prêts à me montrer leur gratitude, et à me récompenser généreusement.. Cette lettre portait de nombreuse signatures, entr'autres celles de Caroulia, de Vojo, de Moro, tous trois de Psara ; de Merméléchis, de Mycône ; de Jean Phokianos et de quelques autres. Après cette lettre, les pirates se dispersèrent ; car a mon arrivée dans l'ilot de Gioura, je n'en trouvai aucun.

Cependant je fus bientôt informé que, les uns s'étaient dirigés vers les Sporades orientales, et les autres vers les septentrionales. J'allai à Andros, où j'arrêtai Moro et Vojo, et je brûlai leur vaisseaupirate ; ensuite à Yo, j'arrêtai Caroulia avec un mystic, dans lequel je trouvai une quantité de marchandises d'un navire Autrichien, qu'il avait pillé depuis peu.

Là ayant appris que Pliokianos s'était ré- . fugié et caché dans une grotte, près de la jner, dans l'ile de Sikyno, je m'y trans-

LA GUEUSE DE L It

portai, et je le trouvai réellement dans la grotte, où il s'était fortifié ; comme il refusait de se rendre, nous prîmes la grotte d'assaut, et je l'arrêtai, avec trois pirates ; sept autres périrent pendant l'assaut, et j'y perdis trois de mes hommes. J'appris ensuite que le terrible Merméléchas avec deux vaisseaux-pirates et 3"i hommes se trouvait à Amorgos, j'allai dans cette île; à la pointe du jour j'entrai dans le port, j'attaquai à l'improviste les deux vaisseaux et je pris 17 pirates. En outre, les soldats sous mes ordres ayant débarqué, m'en amenèrent encore 8 avec Merméléchas luimême enchaîné. Nous passâmes la nuit dans la ville d'Amorgos. Dans l'espace de deux mois, je pris les chefs des pirates et la plus grande partie de leurs hommes; leurs navires furent livrés aux flammes en face delà ville de Sy ra. J'envoyai à Nauplie à la Commission Administrative les chefs des pirates, pour qu'ils fussent punis suivant leurs forfaits; mais quelle ne fût pas ma surprise! bientôt je revis les pirates eux-mêmes dans les îles, ils avaient été amnistiés ! Tel était alors le triste état des choses!

Les Cretois réfugiés dans les îles, et Lprincipalement à Naxos, Paros, Sîphnos, Milo et Yo, commencèrent à opprimer les habitants, de sorte que les administrations locales furent obligées de se démettre. Les communautés en appellèrent à " la Commission Administrative, pt demandèrent son secours. Chrysogélos et Tsama- , dos ne pouvaient rien faire, tandis que l j'étais occupé à la poursuite des pirates ; ; retour à Syra, je résolus de se- I courir ces malheureux insulaires. Je par- [ courus les îles, où mon autorité, appuyée f.par un détachement suffisant de troupes, I réprima les désordres des Cretois. Considérant que ma présence était nécessaire L dans les Cyclades, je priai les deux autres I membres de la Commission de rester à I Syra, tandis que je croiserais entre Naxos et Paros, pour intimider les Cretois qui étaient dans ces parages. J'employai à ce . service presque toute Tannée i8s6.

Pendant que j'étais occupé à poursuivre les pirates et à rétablir l'ordre dans la mer Egée, la Commission Administrative perdit toute son autorité, parce qu'ilneluirestait flucun moyen de maintenir les camps.

Ibrahim parcourait librement le Pélopo nèse, saccageant tout et faisant des prisonniers ; de son côté, Kioutahi avait!

pénétré dans l'Attique avec une nombreuse I armée. Le désordre, qui régnait à NaupJie, " croissait de jour en jour. Le Palamidiétait 1 occupé par Théodore Grivas, adversaire 1 des Péloponésiens, et l'Acronauplie par f Christos Photomaras, qui leur était favo- 1 rable. Le premier faisait les primats prison- I niers, les enfermait dans le Palamidi, leur imposait des taxes exorbitantes. 1 Chaque jour il y avait des escarmouches!

entre les soldats du Palamidi et ceux de"!

l'Acronauplie ; des boulets rouges étaient I même lancés du Palamidi contre la ville.

Vers la mi-juin, la Commission Adminis- 1 frative, fut contrainte de se retirer dans le |

CHATEAU ou FORT DE LA MER (ThalasSO-

pyrgos), et vers le mois de novembre, à Egine. Avant son départ Caraïscakis vint 1 à Nauplie, se concerta avec Colocotronis, .^ et se chargea de l'expédition contre Kioutahi. Colocotroni, de son côté, continua I de poursuivre ses mouvements militaires | contre Ibrahim.

La commission administrative fut alors I

tJE LA GRÈCE

contrainte par les primats et les capitaines de proclamer la convocation de la 3' AssembléeNationaîed'Epidaure et après une ■ longue discussion sur le lieu où les Plénipotentiaires devaient s'assembler, il fut décidé que ce serait à Trézène ; elle se réunit en 1827.

Ma mission terminée dans la mer Egée, je revins à Nauplie, où, d'accord avec André Métaxas et d'autres de mes compatriotes, nous décidâmes de former, à l'aide d'une somme d'argent que nous déposerions, un nouveau corps d'armée de Céphallènes et de Zacynthiens, que nous plaçâmes, après sa formation, sous la conduite du céphallène Daniel Panas et du zacynthien Denys Pétas. Ce corps fut expédié d'abord dans le Péloponèse sous les ordres de Colocotroni, et ensuite il se trouva à Oropos et à Athènes, où il se distingua.

Page 1