IX. u
parTÎot à me 8aa?er encore une fois da piège dans leqael j'a?ais donné tète baissée, et je dois à quelques dépotés» le peu d'effets dont furent suivies les fausses démarches où m'a?oient enlrainé . mes ennemis.
Ces raisons et des soupçons fondés qu'on en vouloit à ma vie , me forcèrent de me retirer secrètement dans la maison d'un vertueui citoyen, qui consentit à partager avec iDoile painqu'li gagnoit à la sueur de son corps. Depuis ce temps j'ai adressé à l'Assemblée Nationale et au rapporteur nommé par le comité de législation , dans mon affaire, plusieurs lettres et pétitions , qui ont été sans effet, tu les grandes occupations dont elle était accablée dans ce moment. Elle n'a pu prononcer sur mon triste sort; ce que j'attends de jour en jour avec la plus grande impatience.
L'infortune où je suis réduit , dénué de tout, au milieu des biens qui devroient m'appartenir, me fait mener la vie la plus déplora* ble; pouvant à peine suffire aux alimens de première néoessité^, je me vois forcé par les malheurs les plus opiniâtres de suspendre l'impression de ma vie, qui doit ouvrir les yeux de mes concitoyens; de ne pouvoir faire la recherche des titres nécessaires à la démonstration de mes droits et à la poursuite de mes réclamations devant les tribunaux. Je suis donc contraint de recourir à l'hamanité des citoyens. A cet effet , je prie ceux dont Ui sensibilité les engagera à vouloir apporter un soulagement à mon infortune , de déposer leurs dons chez le G. Chàillor , homme de loi « rue des Poitevins, n** 20, section des Cordeliers , à Paris. Il a bien voulu se charger de mes a'faUres; sa probité est connue, et il aura soin d'enregistrer les noms et demeure de chaque citoyen; il recevra tontes les sommes, quelque fortes ou modiques qu'elles soient , et remettra à chacune des personnes qui se présenteront une reconnaissance signée de ma main , par laquelle je m'engage» snr mon honnenr, à leur remettre la sonune qu'ils auront bien Toahi me prêter, aussitôt que le gain de ma cause m'aura fait rentrer dans le' biens qui m'appartiennent légitimement» et à donner en outre à chajcun de mes bienfaiteurs un exemphiire de ma vie , dès qne les secours snfDsans me seront parvenus pour en achever rimpression.
Cette soosoHption volontaire sera ouverte tons les jours , de-
paU huit heures da matin , jusqu'à midi , et depuis deux heures après midi jusqu'à six heures, à l'adresse ci dessus, depuis le premier juillet <792 jusqu'au premier janvier 1795.
Toutes les lettres, adresses et dons ou prêts» doivent être en* voyés franc déport, et f ouvrage sera envoyé de même,
GBÀRtBS-ÂLBXÀIlDBB DB GbBQUT.