Sa mèrei la duchesse de Châtillon
jouis de son nouveau bonheur^ ; je voudrais en être témoin. Le ciel ne peut en rassembler sur ces excellentes gens autant que je leur en souhaite ; non, assurément, il ne le peut pas. Je vais écrire à la mère et à la fille ; elle est aussi la mienne ; nous nous sommes trouvées ensemble à de mauvais moments. Quel courage elle a toujours montré ! Qu'il la rende heureuse ! Dieu, qu'il la rende heureuse !
J'espère que vous êtes contente de la maison où est votre fils*.
Je m'intéresse à lui beaucoup. Soignez-le bien ; c'est tout ce qui en reste ; et c'est un grand dépôt que vous avez là. Tâchez qu'il soit bon, et comme nous le souhaitons tous. L'éducation générale me fait peur, sous certains rapports ; j'espère que vous êtes assurée qu'elle n'aura aucun des inconvénients que je crains.
Une petite fille ^ que vous verrez bientôt est bien chargée de cent mille amitiés pour vous et surtout pour lui. Je lui ai demandé de l'embrasser beaucoup pour moi. Je vous remercie, mon amie, du portrait de notre pauvre et malheureux frère*; il m'a fait mal d'abord; le mot qui est écrit dessus m'a rappelé une personne qui fut là aussi, et j'ai beaucoup pouflfert. Je l'ai donné à son frère*, qui a paru le désirer, et j'ai trouvé qu'il était plus à lui qu'à moi.
Je vous souhaite tout ce qui peut contribuer, non à votre bonheur, il p'en est plus pour nous, je le sais, mais à votre repos. Notre frère se porte bien, je crois, je le vois