‹ Souvenirs de la Révolution et de l'EmpireChapitre 14 sur 66 · souvimms db la BftroLUTfmi · texte numérisé non relu

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amant^ ïtiUce du baiser le f^lus doux. U y va de ma vie et de la vôire

Lorsque nous fûmes là^ je regardai Jolie avec étonne-

ment, parce que je ne Tavois jamais vue ainsi. Son visaî?o rayonnoit d'une inspiration extraordinaire; ses yeux lixos et ardents lançoient du feu; ses lèvres trembloient. Tout ce qu'on pouvoit pénétrer de ce qui se passoit en elle an* nonçoit une joie concentrée et une admiration qui alloit à Texlase»

— Dieu n'a donc pas encore abandonné la France ! dit*

elle enfin. Il lui reste des cœurs iun s, résolus et magnanimes^ dignes du temps des saintes héroïnes Jahel et Judith ! £t c'est une femme^ une simple tcmme^ entendez-vous, qui a porté ce coup glorieux. Oh 1 que j'aimerois à voir cette jeime tille et à presser ses mains sanglantes !

— Hélas! interrompis-je, que dites-vous? L^eure qui va sonner, Charlotte Corday ne l'entendra pas. Elle a cessé de vivre.

— Cela est probable , répondit-elle en réfléchissant. C'est une belle et noble mort.

Alors elle s'approcha du prie-Dieu qu'elle avoit fait rétablir dans son appartement^ s'agenouilla, se signa, et, les mains élevées viers le ciel : — Sainte Charlotte Cordât, s'écria- t-elle avec une expansion entraînante, pkiez pour

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