‹ Souvenirs de la Révolution et de l'EmpireChapitre 57 sur 66 · SOIVEMRS DE LA RÉVOLUTION · texte numérisé non relu

SOIVEMRS DE LA RÉVOLUTION

Vadier, de Voulland, de Legendre, de Fréron, ligue de furieux ou de malados, qui sauva iapatrio sans !o vouloir, et dont le seul but étoit d'exploiter la révolution au proOt , de la dévastation et de la mort. Tels étoient les chefs de cet exéctable parti des thermidoriens, qui n'arrachoit h France à Robespierre que pour la donner an bourreau^ et qui, troiii|W' dans sps sanguinaires espérances^ a lîni par la jeter à la téte ti ua ollif ii r téméraire; de cette faction a jamais odieuse devant i histoire, qui a tué la République au cœur dans la personne de ses derniers défenseurs, pour se saisir sans partage du droit de dédnier le peuple, et qui n'a pas même eu la force de profiter de ses crînit \>. Koijespierre la connoissoit si bien, qu'il dédaigna de lui adresser la parole, et que, se tournant vers une autre partie de l'assemblée, pure, mais mobile et méticuleuse, qui ' renfermoit beaucoup de vertus privées et peu de forces politiques, il implora de cette majorité flottante l'appui des honnêtes gens. Elle ne répoudit pas, Brutus, plus expert que Robespierre dans la science des révolutions, ne seroit point tombé dans cette erreur. U n'attendit rien de la vertu aux champs de Phihppes ; il la nia, et livra son cœur au poignard amical de Straton. L'histoire montre partout quelle espèce de secours il y a lieu d'attendre des hornêtesgens dans los circonstanr(\s extrêmes coiume celle-ci, où il ne s'agissoit de rien moins que du triomphe de la tyrannie des comités sur la cause de Thumànité et de la jus> tice. Un chef de parti qui n'a plus de ressources que dans le dévouement et Fénergîe de ce qu'on appelle les honnêtes i:;ens, doit s'euvelopper de son manteau et se brûler la cerveUe*

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