‹ Souvenirs de la SicileChapitre 23 sur 33 · DE LA REINE PHIL7STIS · texte numérisé non relu

DE LA REINE PHIL7STIS

Hardouin et Baudelot ont prétendu que cétah une reine d*Epire. Havercamp se donne beaucoup de peine pour prouver que cette reine de Syracuse était Démarate, épouse de Gélon. Swinton^ dans Jes Transactions philosophiques, a publié luie médaille précieuse de la reine Philistis. Un camée conservé long-temps dans le cabinet de M. le duc d'Oiiéans rappelait assez exactement cette médaille. Au reste ^ il nous manque le nom de deux des tyrans qui gouvernèrent Syracuse : ainsi i existence de la reine Philistis n est pas le seul point douteux de f histoire de cette. vifle.

(23) Page 125. L amphithéâtre de Syracuse est un ouvrage romain. Tacite parie d'un sénatûs-consulte qui^ sous le règne de Néron^ accorde un certain nombre de gladiateurs à la vifle de Syracuse.

L'usage des jeux venait des Lydiens qui^ sous k conduite de Tyrrhenus^ s'établirent dans TÉtrurie. On appelait ludii à Rome les jeunes sauteurs^ à cause même de cette origine.

II y avait quatre espèces de jeux : ceux du cirque , ceux de la scène , les gladiateurs et les chasses.

li y eut une époque où les Gimpaniens ne donnaient jamais un grand repas que le banquet ne fût arrosé du sang de deux gladiateurs.

(24) Page iJ4. Syracuse avait trois ports ;

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Le port TrogHe : ii était situé sur la côte septentrionide de i'Achradine ;

Le petit port [ fuxfoç >jfjiM9 ] y renfermé entre Ortygie et Achradine : il se nomma Laccius ; des embeilissemens lui valurent ensuite le nom de Marmoreus ;

Le grand port [ fityAç Xifiiv ] : son embouchure avait huit stades de lai^geur et quatre-vingts de circuit. Ce lieu fut le théâtre des principaux événemens du siège. Dans ce grand port il y en avait un petit nommé Dascon, Les Athéniens y formèrent un havre pour leurs vaisseaux.

(25) Page i34. Cyané^ jeune fiilede Syracuse, inspira, dit-on , à Cyanippe, son père^ une passion violente, qui le porta à la déshonorer. Pour se venger, oette jeune vierge I assassina ; elle se tua ensuite , et les Syracusains , touchés de la vertu de Cyané , donnèrent son nom à la source la phis limpide.

(26) Pctge ^34. Ije papyrus, que les paysans siciliens nomment parrucca, est un jonc triangulaire de douze à quinze pieds de haut, qu'on n'a trouvé jusqu'à présent qu'à Syracuse , en Egypte et à Madagascar. C'est une plante buibacée , dont ie pied est garni d'une pellicule jaunâtre et l^ère ; elle se propage par semence ou par bulbe.

Plihe donné de grands détails sur la fabrication du papyrus d'Egypte, II ne parait pas que les anciens aient fait uisage de celui de la Sicile. Calliodore dit que les feuilles de papyrus étaient blanches comme la neige. On en fabriquait des étoffes grossières, et on en mangeait la partie inférieure, qui est savoureuse et aromatique. On faisait encore en Egypte un commerce de papyrus du temps de S. Jérôme, au V.* siècle. Ce ne fut que dans le IX.* que le papier de coton lui fut préféré. M. Landolina, Syracusain, est parvenu à fabriquer le papyrus de la fontaine Cyané , en suivant les procédés indiqués par Pline ; ses dernières expériences furent couronnées du succès le plus complet: mais sa mort a fait négliger et perdre entièrement les avantages de cette intéressante découverte.

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