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garantir du soleil. L'heure des gares se règle d'après celle de Madras, qui avance de trente minutes sur celle de Bombay.
A Ahmedabad (les Anglais disent Aimaidaibaide) nous nous sommes installés dans des tentes plantées au milieu de la cour de la gare, meublées du strict nécessaire, et garnies à souhait de fine poussière grise. Nos repas étaient servis dans le rcfveshment room de la station. Malheureusement te collecter {receveur des finances) était absent. Son premier subordonné, l'assistant collector, nous offrit à tiffin à sa place et nous délégua un de ses employés hindous pour nous conduire aux principaux monuments, tels que la grande mosquée, Jama-Musjid, la mosquée de Raui-Sipri, le mausolée de Shah Alam, les trois portes ou Tin-I)anva\a, etc.
Ahmedabad (ville fondée en 141 1 et depuis 18 17 entre les mains des Anglais) est renommée pour ses vestiges de l'architecture musulmane des quinzième et seizième siècles. Mais leur état actuel est tellement négligé et délabré que, pris dans leur ensemble, ils font un bien piteux effet. Pas le moindre entretien, la moindre réparation dans ces écroulements et ces crevasses, riches en herbes jaunies, et peuplés de perruches et de loirs agiles. Combien paraissent plus poétiques nos vieilles ruines d'Europe enguirlandées de feuillages et de lierres séculaires, en comparaison de ces murailles émicttées, grillées par un soleil brûlant dans un site dénudé et monotone !
Au milieu de ce délabrement général on remarque d'autant mieux les sculptures merveilleuses des marbres blancs, découpés à jour en mille dessins variés, sur les parois massives, les portes, les fenêtres et les clôtures. Deux grands panneaux surtout, enclavés dans les murs du Ruby Bastion, ou Manek Buraj, sont admirables de travail fin et délicat.
Aux environs de la ville, à Sarkej, nous voyons encore des ruines et toujours des ruines : imposantes agglomérations de