Adieu, — tout de suite. - s'il vous plait
NIKKO. 297
boulevard brillamment éclairé, rempli de boutiques et de monde, et sillonné de tramways. Des tramways! mais où étions-nous donc ? Hélas ! à deux pas de la gare où chauffait le dernier train pour Yokohama. O tyrannie du progrès, tu nous avais de nouveau enchaînés!...
Yokohama, 38 octobre.
Peu de jours après notre rentrée au Bluff, nous nous remettions déjà en route pour une nouvelle excursion, ayant Nikko pour but, Nikko, « l'éclat du soleil* », et dont la renommée est entretenue par ce dicton populaire : Nikko mi naï utchi >ra, kekko yu «a — « N'appelez rien superbe avant d'avoir vu Nikko ».
Un matin de bonne heure, nous quittions Tokio, dans un char à bancs attelé de deux chevaux. Nous avions choisi ce mode de transport afin de gagner du temps et d'éviter l'organisation d'une seconde caravane, trop encombrante pour une absence de courte durée. La distance de Tokio à Nikko étant de 38 ri, soit 140 kilomètres, on peut, avec de nombreux relais, faire le voyage en deux jours, à condition toutefois de commander au service postal des voitures spéciales et de ne pas prendre les omnibus réservés au public japonais sur cette voie.
Au delà d'Utsu-no-Miya, ville de i5ooo habitants, la route devient très pittoresque. Encaissée entre des talus au pied des-