‹ Souvenirs de quarante ans dédiés à mes enfantsChapitre 4 sur 33 · ANNEXE N · texte numérisé non relu

ANNEXE N

M. de Lesseps au Triumvirat.

Quartier générai de l'armée française, villa Santucci, 26 mai.

Messieurs , J'ai reçu, avec beaucoup de satisfaction, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser hier ; les explications que j'ai déjà données aux trois commissaires de l'Assemblée Constituante romaine, et les communications que j'ai cru devoir faire directement à l'Assemblée elle-même, répondent, sans exception, à toutes] les objections soulevées dans votre note, et, lorsque vous voudrez sérieusement terminer les

négociations, en envoyant vos commissaires revètns des autorisations nécessaires, il sera, suivant moi, très facile de nous entendnî complètement et de fixer les bases d'un arrangement définitif, qui d(^vra, nécessairement, contenter tout à fait les deux parties contractantes. Cette déclaration, àlacjuelle mon secrétaire particulier pourra ajouter quelques observations verbales, fera disparaître, j'en suis certain, lesfàcbeuses préventions qui ont pu exist(*r jusqu'à prés(*nt de part et d'autre. Pour mon compte, j'ai été, je suis et je serai toujours empressé à dégager la question des nuages qui s'étaient présentés devant moi ; de même que, de votre côté, je l'espère, mon langage détruira les derniers doutes qui peuvent encore arrêter le résultat que vous vous proposez. Un seul point pourrait surtout vous préoccuper, c'est la [censée que nous voulons vous imposer, par la force, l'obligation de nous recevoir en amis. Amitié et violence s'excluent. Ainsi, Userait inconséquent, de notre part, de commencer par vous tirer des coups de canon, pour chercher à nous faire accepter comme vos protecteurs naturels. Une pareille contradiction n'entre ni dans mes intentions, ni dans celles du Gouvernement de la République

française, de Tarmée française et de son honorable chef. Ce que le général Oudinot a dit hier, en ma présence, à la députation romaine chargée de lui offrir, en votre nom, pour ses soldats, un cadeau de cinquante inille cigares et de deux cents livres de tabac, suffirait certainement pour lever les doutes qui pourraient exister dans certains esprits, portés encore à Thésitation, par de déplorables malentendus.

Mais, du moment où nous commençons à nous

entendre, une revue rétrospective devient inutile. Occupons-nous donc uniquement du présent et de Tavenir. Vous nous trouverez, je le répète, complètement disposés, par nos paroles et par nos écrits, à vous donner les explications et les garanties que peut réclamer votre juste susceptibilité nationale. Ce n«* seront jamais les Français, connus par leur dévouement sans bornes à leur patrie, qui blâmeront les atitres nations de défendre leur territoire contre leurs véritables ennemis, et qui pourraient vous obliger à faire, chez vous, le contraire de ce qu'ils feront toujours chez eux.

Veuillez agréer, messieurs, etc.

Signé : F. de Lesseps.

Conférence tenue au quartier général de la villa Santucci, entreM, de LessepsetM. deliayneval.

Note de M. db Rayneval A M. DE Lbsseps.

Quartier général soas Rome, 27 mai

S 1. Vous avez bien voulu me mettre au courant, avec une confiance entière, de vos idées, de

Note de M. de Lesseps

EN RÉPONSE A M. DE RaYNI-JVAL

Quartier général, 28 mai

vos projets, de vos actes.

Autant je dois vous remercier de la confiance que vous m'avez témoignée, autant je me croîs obligé de vous rendre la pareille, en vous faisant connaître ma pensée tout entière.

S 2. Mon avis personnel importe fort peu; mais lo Gouvernement de la Képublique, en vous in vi-

M. de Rayneval, partant d'un point de vue difi*érent du mien pour la conduite qu'il doit tenir de son côté, doit être conséquent à ses principes comme je Tai été aux miens. Ses réserves font honneur à la perspicacité de son esprit éminemment politique et à la loyauté héréditaire de son caractère.

S 2. Mes instructions me prescrivaient de me concerter avec MM. d'Harrourt et de Ravneval sur

tant formellement à concerter vos démarches avec les plénipotentiaires de la conférence de Gaëte, a voulu évidemment éviter d'avoir deux langages et deux attitudes. Je constate ici que vous ne vous êtes nullement arrêté à cet inconvénient, à mes yeux fort grave, parce qu'il engage l'honneur et la loyauté du pays.

QCAHANTE ANS

tout ce qui n'exigerait pas une solution absolument immédiate. J'ai communiqué à M. d'Harcourt, toutes lesfois qu'il est venu au quartier général, où je me suis empressé d'aller le rencontrer, malgré des occupations incessantes, non seulement tout ce que je faisais, mais encore toutes les pensées qui dirigeaient mes actes.

En même temps, j'envoyais à Gaëte, à M. de Rayneval, les duplicata (le mes premières dépêches au Gouvernement de la République, et j'allais continuer, lorsque je l'ai vu arriver, avec beaucoup de satisfaction, au

quartier général. Là je ne lui ai rien, absolument rien caché ; il a pénétré dans tous les puissants mobiles, publics ou secrets, qui ont dirigé ma conduite et il a dû emporter la conviction que, si nous devions nécessairement différer d'opinion, je tenais autant que lui à maintenir intacts l'honneur et la loyauté de notre pays.

Quant à consulter à l'avance MM. d'Harcourt et de Rayneval pour chacune de mes démarches qui, jour et nuit, heure par heure, minute par minute, réclamaient des décisions immédiates et variées, c'était împossi-

S 3. Je constate également que vous agissez, non seulement sans vous préoccuper des antécédents, mais uniquement guidé par vos inspirations et sans aucune direction écrite du Gouvernement.

QTARANTE ANS

ble ; le général Oudinot, qui était plus directement engagé avec moi, ne Ta même pas exigé.

S 3. Les antécédents qui, dans le principe, ont dirigé la conduite de M. de Rayneval, devaient certainement être pris par moi en considération, mais ne pouvaient pas me servir de régie invariable, parce que, d'une part, le Saint-Pére, qui reconnaîtra certainement la nécessité de se confier à nous, n'a jamais fait ce que nous lui conseillions ; qu'il a suivi des avis entièrement opposés aux nôtres, que sa cour était devenue un véritable Coblentz, d'où l'influence de

la France avait été écartée, et que, d'autre part, les faits qui avaient marqué le début de Texpédition française, après l'occupation de Civita-Vecchia, avaient compliqué la question et avaient produit une situation nouvelle. Cette situation, dans laquelle le Gouvernement ne pouvait pas voir clair, le 8 mai, jour de mon départ de Paris, au lendemain de la séance de l'Assemblée Nationale du 7, ne lui avait pas permis de me donner des instructions précises et détaillées. Il m'avait dit :

« Vous vous consacrerez » exclusivement aux rap- )) ports à établir avec les

» autorités et les popula- » lions romaines

» votre jugement vous » inspirera suivant les » circonstances. »

§ 4. En complet désaccord avec d'Harcourt et avec moi, puisant toute votre force et tous vos pouvoirs dans cette circonstance, dont j'apprécie toute la portée, que vous avez, sur les intentions du Gouvernement de la République, des données plus récentes, vous disposez en maître de la situation et vous paralysez Tarmée.

S 4. J'ai rendu compte au Gouvernement de tous mes efforts pour arrêter Télan de l'armée, élan qui fait sa gloire, mais qui, n'étant pas modéré dans les circonstances actuelles, aurait amené une catastrophe sans remède, dont les résultats fiuraient, suivant ma conviction bien arrêtée, perdu notre influence et aidé les projets de nos ennemis intérieurs et extérieurs.

MISSION

S 5. Vous avez, du premier coup, trop avancé les affaires pour que le danger de vous créer des obstacles ne soit pas aussi grand aujourd'hui que ceux où vous me paraissez courir ; vous en avezappelé, d'ailleurs, au jugement suprême du Gouvernement. Il estjuste d'attendre sa décision qui, je Tespère, ne se fera pas trop attendre.

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S 5. Mon but a été .de chercher à découvrir la vérité, de la dire au Gouvernement, (1(» lui préparer une situation nette, et (le lui permettre de prendre une décision suprême, que j'attends avec non moins d'impatience que M. de Ray ne val.

S 6. Il se peut que les Romains nous ouvrent leurs portes. Ils tarderont d'autant plus qu'ils verront l'armée moins disposée à agir. Mais, grâce aux conditions que vous avez faites, la question.

§ 6. J(^ n'ai pas désiré que les Romains nous ouvrissent immédiatement leurs portes. Il fallait laisser aux passions, excité(^s par les événements du 30 avril, le temps de se calmer. Tou-

suivant moi, reculera au tes les conditions que

lieu d'avancer.

j'ai d'abord proposées ne pouvaient pas être acceptées, et j'aurais été fâché qu'elles le fussent, entre autres celle qui aurait consisté à faire faire le service militaire de la ville par nos troupes, conjointement avec celles de Rome.

Le général en chef y tenait beaucoup ; mais j'ai toujours déclaré que je la regardais comme un danger, parce qu'elle nous engagerait dans les questions d'administration romaine, plus que nous ne voulions, et qu'elle nous ferait recueillir une partie de l'héritage du

pouvoir oxé(-utif actuel.

S 7. Je proteste, de toute la force de mes ^^^victions contre vos I"*^Posîtions. Elles eiitrai- ^^\, non seulement la reconnaissance d'un gouvernement que la République a formellement déclaré ne pas vouloir reconnaître, mais nous font faire avec lui alliance offensive et défensive.

Première et grave infraction aux directions de notre gouvernement, telles que je les connais.

S 7. Dans mes propositions, il n'y a pas un mot <le reconnaissance de la République Romaine, et cela est si vrai qu^elles sont regardées, par Mazzini lui-même, comme inacceptables et comme ne renfermant, au fond, rien de plus que la substance de la première proclamation du général Oudinot devant Civita-Vecchia. J'ai été chargé de négocier avec les populations romaines et les autorités de Rome ; c'est ce que j'ai fait; j'ai donc obéi aux instructions écrites de notre Gouvernement.

s 8. Par le fait, nous jetons le gant, non seulement aux trois puissances qui ont déclaré la guerre au Gouvernement de Rome et qu'appuie l'Europe entière, mais à un pouvoir supérieur aux autres, appelé à jouer un rôle important dans nos destinées intérieures : la papauté.

Seconde ot grave infraction aux règles posées par le Gouvernement de la République, quin a pas déclaré la guerre à TAutriclie, qui veut uniquement se mettre en demeure défaire peser du poids qui convient à l'influence française dans le règle-

§ 8. Par notre conduite ici, nous ne jetons pas le gant aux trois puissances qui ont déclaré la guerre au Gouvernement de Rome. Naples a cru devoir agir militairement, nous ne ' lui avons jamais promis défaire marcher notre drapeau avec le sien, et, lorsque M. le général Oudinot a été mis en demeure de se prononcer par M. le comte de Ludolf, il ne lui a laissé aucun doute à ce sujet. Une dépêche télégraphique du 10 mai, envoyée par M. le ministre des Affaires étrangères à M. le général Oudinot, lui prescrivait de faire dire aux Romains que

MISSION A HOMK

ment ultérieur des affaires de Rome.

nous ne voulions pas nous joindre aux Napolitains contre eux. Nous ne jetons donc pas le gant à Naples ; nous ne le jetons pas davantage à l'Espagne, à laquelle j'ai été chargé moi-même de déclarer que son ambassadeur à Gaëte séparait, bien à tort, sa cause de lanôtre, et qu'en joignant contre nous, ses conseils à ceux de TAutriche il ne sers^ait ni les intérêts du pape, ni ceux de TEspagne. Quant à TAutriche, ses principes sont tellement différents des nôtres qu'il est fort difficile que nous soyons d'accord ; un semblant d'entente ne nous la rendrait pas

favorable et nous aliénerait à jamais les populations romaines. Il faut donc se décider, et si nous avons une chance de ne pas avoir la guerre avec elle, c'est de continuer comme nous avons commencé, à moins de circonstances nouvelles et imprévues, et de fortifier, chaque jour davantage, notre position militaire et politique dans les Etats romains

S 9. En vous unissant aux ennemis du Pape, vous le rejetterez forcément plus que jamais sousTinfluence exckisive de l'Autriche. Tel n'est

S 9. Loin de nous unir aux ennemis du Pape, nous lui montrons, au contraire, que nous sommes la seule nation sympathique aux populations

certes pas le résultat k romaines, qui puisse serobtenir. vir ses intérêts dans une

mesure juste et libérale ; et si, dans ce moment, sa puissance, même spirituelle, se trouve compromise à Rome par les fautes de ses amis imprudents, aussi bien que par la haine de ses ennemis, il se convaincra, un jour, que nous seuls pourrons lui faire ouvrir les portes de la basilique de Saint- Pierre, le faisant marcher sur un chemin couvert de fleurs. Il comprendra en fin que tout accès lui serait fermé, lejouroù,pour passer, il lui faudrait fouler un sol taché du sang qu'il aurait fait répandre.

Des amis sincères de Sa

S 10. Est-il bien dans le vœu de la France de tendre la main à un gouvernement qui a commencé par l'assassinat?

et qui ne voit de salut que dans nos bouleversements intérieurs ?

Et remarquez que, du moment où nous reconnaissons ce gouvernement, nous détruisons le seul terrain sur lequel nous puissions nous maintenir. Si, pour nous, ce gouvernement existe, s'il est né de la volonté

QUARANTE AXS

Sainteté m'ont encouragé dans la voie que j'ai suivie, ils l'ont vivement engagé à ne pas me susciter d'obstacles.

§ 10. Il n'est pas plus exact de dire que la République Romaine est solidaire de l'assassinat de M. Rossi, que de rendre notre République de 1848 responsable des crimes de 93. La République Romaine, que, d'ailleurs, je n'ai pas été chargé de reconnaître, a succédé, par le vote universel, au gouvernement qui avait été l'héritier direct du meurtre de M. Rossi, et elle a été proclamée par une Assemblée qui avait pour mission de choisir

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libre de la nation, nous ne pouvons que le soutenir. Il ne nous est permis de travailler à sa chute, qu'autant qu'il reste à nos yeux ce qu'il est : Tœuvre d'une faction, en grande partie composée d'étrangers.

S 11. Vous paralysez l'armée, oubliant la maxime : Si vis pacem, para bellum. Vous exposez l'armée à la démoralisatfon, aux maladies.

L'armée qui veut prouver ce qu'elle sait faire, qui veut jeter une gloire de plus sur le nom français, Tarméo est condamnée à capituler.

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la forme de gouvernement qui lui conviendrait.

Ceci est un fait; je n'ai pas à en discuter ici les conséquences.

S 11. Je ne paralyse point l'armée, mais je fais tous mes efforts pour que son ardeur admirable ne la fasse pas dévier de la vraie route. Elle aura bien mérité de la patrie, en réservant cette ardeur pour combattre les ennemis de l'indépendance et de l'influence de la France, au lieu de l'employer, par une déplorable erreur, à faire

des brèches sur de vieux murs et à détruire les plus beaux monuments du génie ancien et moderne. Ma dépêche n^ 6 indique comment notre armée, si brave, si disciplinée et si bien commandée, peut conserver sa position, la fortifier, l'améliorer par un changement de cantonnement, dans le cas où Rome ne nous ouvrirait pas ses portes, avant la saison des fièvres. Ce projet devrait, en bonne politique, être exécuté dès le jour où un arrangement sera conclu entre les Romains et les Français. Pour éviter tout fâcheux contact, et nous mettre en situation de

pouvoir nous retirer, sans inconvénient, le jour où nous aurons terminé notre œuvre et où la France aurabesoinde ses soldats, une position forte dans la ville, où pourra siéger le quartier général avec les forces nécessaires à sa sûreté, sera Tobjet de stipulationsparticulières,en cas d'arrangements. J'ai montré à M. de Rayneval, sur le plan de Rome, l'avantage que nous aurions à occuper, sur le Monte- Piiicio, une partie de TAcadémie de France et toutes les dépendances du magnifique couvent contigu de Notre-Dame-du- Mont. Ces propriétés françaises forment un

ensemble de positions militaires. Le grand escalier de Notre-Dame-du- Mont descend dans l'intérieur de la ville, et, jusqu'en 1815, il suffisait à un homme , poursuivi par la justice, de mettre le pied sur la première marche, pour jouir de rinviolabîlité du territoire français. Les religieuses du sacré-cœur, qui rhabitent, dans ce moment, et qui ne sont que les locataires du gouvernement français, ont, à Rome, deux autres fort belles propriétés, où elles pourront se réunir.

§12. Pendant que notre § 12. Les principaux

armée reste inactive sous cantonnements de notre les murs de Rome, les armée étant établis à

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Autrichiens avancent et le Pape pourrait bien aller rétablir à Bologne, sous leur égide, le siège de son autorité.

Sous les murs de Rome, et quand bien même nous partagerions quelques postes de la ville qui nous seraient gracieusement accordés, serions-nous en état de tenir., soit aux Autrichiens, soit au pape, le langage qui convient à la France? Il ne nous resterait envers les premiers que la violence, moyen extrême qui serait complètement inefficace en face du second.

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Frascali , à Albano et dans les environs connus sous le nom de camp d'Annibal, nous conserverions nos communications libres avec Civita- Vecchia, la route de Florence, celle de Bologne, celle de Fiumicino par le bac du Tibre ou par le port qu'a déjà fait préparer le général Oùdinot, et nous aurions une nouvelle communication plus courte avec la mer par le Porto d'Anzio (Portus Néronis) • Dans une semblable situation, qui est méditée et étudiée, dans ce moment, par M. le général de division Vaillant , nous ne pourrions pas être consi-

dérés comme ayant perdu notre temps et être restés dans Tinaction. La marche des Autrichiens ne devra guère nous inspirer d'inquiétudes. Quant à la crainte de voir le Pape aller établir son siège, sous Tégide de l'Autriche, à Bologne , ville ouverte et sans défense, je ne crois pas qu'elle soit fondée.

§ 13. Les assemblées primaires, dans des pays comme ceux-ci, n'ont pas la force morale qu'elles peuvent avoir chez nous, parce que chacun sait qu'en Italie les populations sont incapables d'exprimer leur vœu de

§ 13. En déclarant aux populations romaines que nous ne leur contestons pas le droit de choisir librement la forme de leur gouvernement, nous n'indiquons pas de quelle manière ce libre choix devra être exercé; et si

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cette manière. En nous référant à elles du sort futur des États romains nous déclarons implicilexneiit que nous ne connaissons plus la souveraineté du Pape, tandis q^e nous avons solennellement annoncé à YEiurope que nous respecterions les divisions territoriales admises par les traités.

S 14. Je ne m'effraie pas le moins du monde <les tentatives dos missionnaires protestants.

'Iî5 peuvent faire du scandale, rien do plus.

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