A ROME
nous n'agitons pas, dans ce moment, les questions relatives aux intérêts du Saint-Père, c'est que nous croirions fort imprudent de le faire prématurément, dans la persuasion que le temps soûl peut amener un retour volontaire vers lui.
Quant à un retour forcé, personne ne peut contester qu'il ne serait pas durable, à moins qu'il ne fût toujours maintenu par la violence qui l'aurait établi.
S 14. J'ai vu de très près, à Rome, les menées des protestants. Le danger existe. Il ne serait peut-être que passager, exposé à s'afiFaiblir ou
à disparaître lorsque Tappui sur lequel ils comptent aujourd'hui leur manquerait. Mais comme, en définitive, nous traitons avec la situation présente et non avec celle qui est passée ou à venir, il faut combattre et renverser les éléments contraires qui nous sont opposés.
§ 15. Un mot encore sur le royaume de Naples . Vous Texposez à l'invasion des bandes que notre inaction rend à la liberté . Le Gouvernement de la République veut - il que l'agitation italienne, à peine étouffée au nord, au centre et en
S 15. Ce n'est pas nous qui exposons le royaume de Naples à l'invasion des bandes de Garibaldi; c'est le peu de tenue des troupes napolitaines, qui s'étaient avancées imprudemment dans les Etats romains.
MISSION
Sicile , recommence à Naples ?
S 16. J'en ai assez dit potar prouvera quel point j^ pars affligé de toute c^tte situation. Je déplo-.
i^^ï^ais, autant que vous, *^ ^ l'on ouvrit à la pa- "^^vkté une voie de sang et de ruines. Il ne faut pas quil en soit ainsi.
Suivant moi, une attitude très ferme, une attaque qui, sans autre malheur que la chute de quelques vieilles murailles, nous eût rendus maîtres des kauts quartiers de Rome, aurait décidé la population à se prononcer en notre faveur... Nous eussions été, tout au moins, dans une position forte,
A UOMK
S 16. Dans la situation où nous nous sommes trouvés jusqu'à présent, une attaque contre Rome ainsi que je crois l'avoir démontré, dans ma correspondance avec le ministère, aurait amené, suivant moi, les plus grands désastres, et aurait été sans but.
saine, satisfaisante pour notre orgueil national et pour les nécessités de notre politique. Tôt ou tard, onnousauraitreçus sans conditions ; on s'en serait remis à notre générosité ; nous n'aurions pas à lutter, comme cela aura lieu, si vous réussissez, contre des engagements impossibles à remplir, et qui nous compromettent de la manière la plus grave vis-à-vis de l'Europe entière.
S 17. Je crois de mon devoir de repousser formellement toute responsabilité dans tout ce qui s'est fait, depuis le jour de votre arrivée. Mais je ne terminerai pas sans
§ 17. J'assume avec empressement la responsabilité de ce qui se fait devant Rome ; je ne demande à personne de la partager avec moi et j'honore M. de Rayncval
MISSION
rendre hommage à votre zèle et à vos intentions, sans vous prier de ne voir, dans mon extrême franchise, qu'une preuve de confiance en votre caractère, et une preuve d'affection déjà ancienne.
De RaYxXEVal.