‹ Souvenirs de Saint-Acheul et d'autres établissements français dirigés par les Pères de la Compagnie de Jésus depuis le mois d'octobre 1814 jusqu'au mois d'avril 1857, ou, Vies de plusieurs jeunes étudiants élevés dans les maisons d'éducationChapitre 27 sur 66 · CONQUE · texte numérisé non relu

CONQUE

Fais parler le désert et gémir les torrents,

Donne la vie aux morts et la mort aux vivants...

Hélas! à t' éclairer en vain je m'évertue,

Une profonde nuit se répand sur ta vue,

Et tous mes beaux discours ne font que t'endormir...

Adieu! pour l'achever je t'envoie un soupir.

Lorsque Jules paya ce tribut littéraire à la société dont il était membre, déjà et depuis longtemps sa santé, altérée par des travaux excessifs, s'affaiblissait et l'abandonnait peu à peu. Dur à lui-même, il y fit peu d'attention jusqu'au moment où, se sentant défaillir, il crut reconnaître qu'il était frappé à mort. Pour s'en assurer, il interrogeait ses amis, il semblait leur demander le compte du nombre de jours qui lui restaient à passer sur la terre. Si l'on souriait à ses questions, il feignait d'entrer dans les espérances qu'on voulait lui donner. Mais le feu intérieur qui dessécbait sa poitrine et annonçait une pbtbisie pulmonaire l'avertissait assez hautement de sa fin prochaine. Toute sa vie avait été une préparation à la mort; il crut devoir s'y disposer plus spécialement par une séparation entière des amis qu'il avait dans le monde; il se priva donc désormais de leurs visites et se renferma dans une entière solitude, où, débarrassé des distractions qu'impose le commerce des hommes, il n'eut plus à s'occuper que de Dieu et de l'éternité. Quelques-uns purent voir dans celte détermination des motifs tout naturels, l'attribuer à une extrême sensibilité, à une humeur mélancolique et sauvage. La vérité est que Jules s'imposa ce sacrifice comme une préparation nécessaire à celui que Dieu allait lui demander.

11 fut soigné pendant toute sa maladie par une femme pieuse, dont il avait assisté la mère au lit de la mort, et qui lui rendit à son tour les mêmes devoirs de charité. C'est d'elle que nous tenons les détails où nous allons entrer sur les derniers moments de notre vertueux jeune homme. On peut dire (ce sont ses expressions), qu'il s'éleva jusqu'à l'héroïsme de la patience, au milieu des

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longues insomnies et des cruelles douleurs qu'il eut à endurer; lors même qu'elles redoublaient, on voyait toujours le sourire sur ses lèvres. Si parfois de tristes réflexions venaient le troubler, il savait les dissiper par des prières ferventes, et surtout par le signe tout-puissant de la croix. D'autres fois, sa faiblesse était si grande qu'il lui devenait impossible de faire par lui-même aucun acte extérieur de religion : il voulait alors que les personnes qui l'entouraient fissent le signe de la croix sur lui et récitassent le rosaire auquel il s'unissait avec une admirable dévotion. Son cbapelet resta toujours à son bras , c'était une habitude contractée depuis l'enfance. Le crucifix et l'image de la sainte Vierge ne le quittèrent pas un instant : il les baisait sans cesse avec amour et leur adressait les plus touchantes prières.

Le malade montra aussi une grande vénération pour une relique que les carmélites lui avaient envoyée. Elle lui inspirait tant de confiance qu'il aurait voulu renoncer à tous les remèdes, afin que, s'il guérissait, la puissance et la bonté de Dieu parussent avec plus d'éclat. En effet, il semblait dans ces moments recevoir la récompense de sa foi; les douleurs s'apaisaient, et ne sentant plus de mal, il se croyait guéri. Quelque temps après , les accidents se renouvelaient : loin de s'abattre alors, il faisait généreusement le sacrifice de sa vie. « Mon Dieu! disait-il, je ne désire pas mourir; mais si « telle est votre volonté, je m'y soumets... Tout pour «votre gloire... Peut-être que plus tard, je me serais « perdu. » Un médecin qui ne le connaissait guère s'avisa un jour de lui donner pour motifs de consolation les maximes tout humaines de la philosophie. Jules lui répondit d'une voix ferme : « Je ne connais pas d'autre « philosophie que la religion. » Ce fut vers cette époque qu'ignorant encore comment le ciel disposerait de lui, il renouvela sa consécration à la sainte Vierge et le vœu qu'il avait fait un an auparavant de renoncer au monde pour être tout à Dieu.

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Huit jours avant sa mort, après avoir souffert une longue et terrible crise avec une grande force de patience et de résignation, il demanda son confesseur. Le confesseur, malgré ses occupations multipliées, allait fréquemment voir le malade, ce cher enfant, disait-il, qui avait su conserver sa première innocence. Il se rendit auprès de lui à l'heure même (deux heures du matin), le prépara à recevoir les derniers sacrements, et recommanda aux personnes qui le gardaient de l'avertir toutes les fois que son cher enfant aurait besoin de lui.

Le malade, fortifié de tous les secours de la religion, et prêt à partir pour l'éternité, pria la personne pieuse qui lui donnait ses soins et qui avait toute sa confiance, d'être l'exécutrice de ses dernières volontés. 11 lui dit d'abord, et sans aucune espèce de préambule, qu'il choisissait le Mont-Valérien pour le lieu de sa sépulture, et indiqua la manière dont il désirait que les choses se passassent. Il la chargea ensuite de veiller à ce que la décence fût soigneusement gardée par les personnes qui l'enseveliraient , montrant assez par cette rare attention quel prix il avait attaché toute sa vie à la vertu angélique, puisqu'il souhaitait qu'elle fût respectée même dans son corps inanimé. 11 voulut encore qu'on demandât pardon pour lui à ses parents de ce qu'il leur avait si longtemps laissé ignorer le véritable caractère de sa maladie, ajoutant toutefois qu'il ne l'avait pas crue d'abord aussi sérieuse. Il fit aussi écrire à son frère pour l'assurer de toute sa tendresse. Enfin si on avait voulu l'en croire, on aurait été demander pardon de sa part à toutes les personnes de la maison des scandales qu'il pouvait, disait-il, leur avoir donnés. On lui proposa alors d'écrire à un jeune homme dont il avait à se plaindre, qu'il lui pardonnait. « Non, dit-il, de peur qu'il ne croie « m'avoir offensé ; peut-être n'y a-t-il pas songé. » Ainsi savait-il d'un cùté saisir ce que la charité chrétienne a de plus pur et de plus délicat dans ses procédés, et de l'autre vérifier dans sa personne cette maxime de PÉcri-

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turc : Jvstus prior est accusator sui : « Le juste est le « premier à s'accuser lui-même »

Ce fut surtout dans les derniers jours de sa vie que la constance du malade parut digne d'admiration. Le sacrifice qu'il avait à faire était des plus douloureux : il le sentit, mais en chrétien qui se résigne et qui sait immoler ce qu'il a de plus de cher à un Dieu qui s'est immolé lui-même pour lui. On attendait à toute heure ses parents; Jules eut le pressentiment qu'ils arriveraient trop tard et se soumit sans murmure à la volonté divine. Bientôt aune fièvre brûlante se joignit un violent délire qui se prolongea deux jours entiers. Ce qu'il eut d'extraordinaire, c'est qu'au milieu des plus terribles agitations, pour calmer le malade, il suffisait de lui montrer l'image de la sainte Vierge. Les médecins, étonnés de ces retours subits de paix et de tranquillité, demandaient par quels moyens inconnus à leur art on parvenait ainsi à commander au mal. Le malade survécut deux jours à son délire. Enfin, le 3 mars 1827, il toussa légèrement et rendit quelque peu de sang par la bouche. Celait l'annonce ordinaire des crises qui le tourmentaient. Comme il avait coutume dans ces terribles moments d'éprouver une terreur involontaire : « Ne craignez pas, « lui dit la personne qui le soignait, je suis à vous. » En même temps, elle lui présenta le crucifix qu'il saisit promptement : « Non, dit-il, je n'ai point peur, » et, levant les yeux au ciel avec un sourire rayonnant de joie, il rendit son âme à Lieu.

Les parents de Jules n'eurent pas la consolation de fermer les yeux à cet enfant chéri et si digne de l'être. Ils n'arrivèrent qu'après ses funérailles. Accablés de douleur, mais pleinement résignés à la volonté divine, et soutenus par l'espérance du passage de leur fils à une meilleure vie, ils se hâtèrent de quitter la capitale et reprirent le chemin de Cap. Ils occupaient seuls le coupé, c'est-à-dire l'espèce de cabriolet à trois places qui est

1 Prov., xvilï, 17.

QUINQUE

sur le devant des voitures publiques. A Auxerre, une religieuse hospitalière prit la troisième place; la nuit suivante, le ciel couvert de nuages épais laissa les voyageurs dans une profonde obscurité : les chemins gâtés par les pluies étaient boueux ; enfin la voiture n'était point éclairée : aussi n'avançait-elle que lentement avec un danger continuel de verser ou de s'embourber. Cependant M. et madame Quinque firent la prière du soir avec la bonne religieuse; à la prière, succéda le chapelet qu'ils récitèrent pour le repos éternel de l'enfant objet de leurs larmes et de leurs regrets. A peine cette dernière prière était-elle achevée que sa mère aperçut une lumière qui éclairait le chemin, jusqu'alors enveloppé de ténèbres si épaisses que le postillon ne cessait de se plaindre, tout en colère de ne pas savoir où il marchait. M. Quinque s'avança hors du coupé, cherchant les lanternes de la voilure et croyant qu'on les avait allumées; il examine avec attention et n'aperçoit ni lanternes ni bougies, il cherche avec inquiétude les causes de cette clarté mystérieuse et n'en trouve aucune. La religieuse fait les mêmes observations, les mêmes recherches; après avoir tout examiné, elle déclare ce qu'elle pense, qu'une telle clarté n'est pas naturelle. En effet, la lumière n'éclairait que le devant de la voiture, le timon, le postillon et la partie du chemin où marchaient les chevaux : si l'on passait près d'une muraille, elle s'y réfléchissait visiblement; derrière les chevaux, en avant et sur les côtés s'élevait une espèce de mur ténébreux que cette lumière inconcevable ne pénétrait pas. Le conducteur dormait; d'ailleurs il était placé de manière à ne rien apercevoir. Le postillon était muet; les trois personnes qui occupaient le coupé, saisies d'étonnement, gardaient le silence, aucune n'osait parler. La voiture fut ainsi éclairée jusqu'à Autun, où le prodige cessa. Le père et la mère de Jules ne purent penser autre chose, sinon que leur pieux enfant avait veillé sur ses parents bien-aimés, et qu'il avait voulu, par cette clarté miraculeuse, adoucir leurs

FRÈZE.

peines, en leur manifestant le bonheur dont il jouissait.

Jules eut, comme il l'avait souhaité., sa sépulture au calvaire du Mont-Yalérien. L'éloquence et la poésie se réunirent pour célébrer la mémoire du défunt. Son éloge funèbre fut prononcé par plusieurs de ses amis, tant à la société littéraire qu'à la congrégation; et l'un d'eux le pleura dans un poëme dont nous aimons à citer ici quelques vers qui honorent également le talent et la foi de l'auteur :

Oh ! qu'il repose en paix cet enfant du Calvaire.

Ce juste que le ciel enviait à la terre,

Et dont mille vertus ornaient les jeunes ans!

11 a passé, semblable à la fleur printanière

Qui, pour parer l'autel, dérobée à nos champs,

De suaves parfums remplit le sanctuaire,

Et tombe après avoir exhalé son encens.

Des restes d'un ami sainte dépositaire, Croix auguste, salut, gardienne, des tombeaux ! A l'abri de la Croix et sous de verts rameaux, Repose, plein d'espoir, dans ton lit funéraire : Quand reluira le jour consacré par le deuil, Jules, nous reviendrons dans ce lieu solitaire D'un pieux souvenir honorer ton cercueil.

FRÈZE

(caijxte).

Décédé le 2~ avril 1827, à l'âge de 22 ans.

Calixte Frèze naquit à Gap. 11 paraît qu'en naissant, il donna des inquiétudes pour sa vie ; car on fut obligé de l'ondoyer à l'instant où il vit le jour, et les cérémonies du baptême ne lui furent suppléées que longtemps après.

Nous n'avons point de détails sur ses premières années : on sait seulement qu'avec l'usage de la raison se

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manifestèrent en lui deux sortes de dispositions bien opposées : d'un côté un fond de roideur et de causticité dans le caractère, de l'autre un penchant décidé pour la piété. Heureusement ce fut cette dernière disposition qui prévalut dans son cœur, et qui, secondée par ses vertueux parents, détruisit peu à peu et presque dans leur germe les défauts dont nous venons de parler. Les efforts que le jeune Calixte fit sur lui-même furent si constants et si efficaces, qu'il ne lui resta de ses penchants primitifs que ce qu'il fallait pour donner plus de mérite aux actes des vertus contraires, et attester ainsi l'empire de la religion dans les âmes dociles à sa voix.

Calixte commença ses études à Sisteron : vers l'âge de douze ans, il vint les continuer au petit séminaire de Forcalquier, où sa piété le fit bientôt connaître et chérir. La modestie la plus aimable se peignait sur son front. Attentif à réprimer les saillies du caractère, il acheva de réformer ce qu'il avait de défectueux, et ne laissa plus apercevoir en lui que douceur, charité, humilité. Seulement, dans les premiers temps, la faiblesse du tempérament influait sur ses organes, et quand des condisciples étourdis venaient le tourmenter avec cette importunité que se permet facilement une jeunesse irréfléchie, on le voyait, non se plaindre ou se fâcher, mais verser des larmes. Plus tard, il triompha de cet excès de sensibilité involontaire, et la force de l'âme suppléa chez lui à celle du corps. Du reste, il se plut toujours à obliger ses condisciples, même ceux dont il aurait eu à se plaindre, et il relevait ses services par un ton et des manières gracieuses.

Naturellement timide, et d'ailleurs d'une santé fort délicate, il n'aimait ni les jeux ni les exercices bruyants, et passait volontiers les récréations avec quelqu'un de ses maîtres ou avec les élèves dont les inclinations se rapprochaient le plus des siennes. Il était surtout étroitement lié avec Jules Plauche du même âge et de la

1 Voyez sa vie dans ce recueil.

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même classe que lui, son émule dans les compositions littéraires, le compagnon le plus ordinaire de ses délassements, le confident le plus intime de ses pensées. Leur union, fondée bien plus encore sur la vertu que sur la ressemblance des inclinations, rappelait en quelque sorte l'amitié qui liait saint Grégoire et saint Basile étudiant à Athènes. Leur jeune âge pouvait demander qu'on leur donnât quelquefois un avis, jamais qu'on leur adressât une réprimande. Les deux amis se tenaient comme par la main pour avancer d'un pas plus ferme et plus assuré dans la carrière de la vertu. A l'église, à l'étude, en classe, partout on pouvait les proposer comme des modèles à imiter. Même application au travail, mêmes talents, mêmes succès : chaque année, dans la distribution des prix, les palmes se partageaient à peu près également entre eux. Les vacances même ne les séparaient plus, depuis que les parents de Calixte avaient quitté Gap pour aller s'établir à Sisteron. Étrangers aux sociétés mondaines, aux plaisirs profanes, ils semblaient, comme les deux saints auxquels nous les avons comparés, ne connaître d'autre chemin que celui de l'église.

Mais revenons à ce qui regarde plus spécialement Calixte. Fidèle aux impressions de la grâce, il avait dès l'enfance suivi l'attrait qui le portait à la prière et même à la méditation des vérités du salut. Aussi devint-il bientôt par ses efforts ce que son ami était pour ainsi dire par caractère.

Sa première communion, qui eut lieu en 1818, année de son entrée à Forcalquier, fut celle d'un enfant plein d'innocence et de ferveur. Ce jour là, sa figure parut avoir quelque chose de céleste au moment surtout où, sortant de la sainte Table, on put le voir, les mains croisées sur la poitrine, immobile de ravissement et de bonheur. Le lendemain, nouvelle faveur du ciel et nouveaux transports de sa part; il recevait le sacrement de confirmation. Il avait consigné dans une lettre les sentiments dont il fut pénétré dans ces précieuses circon-

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stances; mais cet écrit, longtemps conservé comme un monument de piété , a été perdu dans la suite , et il ne nous est donné aujourd'hui d'en juger que parles fruits plus abondants que la grâce fit éclore dans son cœur.

Une des premières démarches que fit Calixte après sa première communion fut de demander à entrer dans la congrégation des Saints-Anges; il y fut admis presque sans épreuves, tant sa vertu avait jeté d'éclat, et après en avoir occupé les différentes charges, il fut élevé à celle de préfet, qu'il remplit avec un zèle et une sagesse rares à son âge.

Tout ce qui tenait au culte divin avait des charmes pour lui. Il aimait à servir la sainte messe, à exercer les fonctions d'enfant de chœur; sa modestie à l'autel et dans les cérémonies religieuses égalait sa piété; on ne pouvait le considérer alors sans être édifié. Aussi ses condisciples, quand ils parlaient de lui, ne le désignaientils que sous le nom de petit ange. Calixte lui-même trouva dans ces fonctions saintes, qui le rapprochaient de Jésus-Christ, le principe de sa vocation à l'état ecclésiastique ; en réfléchissant sur les bénédictions dont le Seigneur l'avait prévenu dès l'enfance, il crut y découvrir autant de marques de la volonté divine à cet égard. Une des moins équivoques à ses yeux était l'affection toute spéciale que Notre-Seigneur lui avait inspirée au moment de sa première communion pour la vertu qui rend l'homme semblable aux anges. Il commença dès lors à regarder la virginité comme un des privilèges les plus précieux auxquels un habitant de la terre puisse aspirer; il en aurait fait le vœu si on le lui eût permis. Ne pouvant l'obtenir, il garda dans son cœur la résolution de le prononcer un jour, et depuis la première communion jusqu'au sous-diaconat, c'est-à-dire durant huit années, il ne le perdit jamais de vue. C'est dans un écrit tracé de sa main et découvert après sa mort que l'on a trouvé consignées ces édifiantes et admirables dispositions.

Calixte et son ami Jules venaient de finir leurs huma-

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