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nités lorsque, pendant les vacances qu'ils passaient ou plutôt qu'ils sanctifiaient ensemble à Sisteron, celui-ci fut frappé de la maladie qui l'enleva sept mois après. Calixte revint seul au petit séminaire, et sa vertu, désormais assez ferme pour se passer d'appui, prit de nouveaux accroissements de ferveur. Dans la retraite qui suivit de près la rentrée des classes, il mit par écrit ce qu'il se proposait de pratiquer, et s'imposa un règlement dont la perfection étonne dans un enfant de cet âge. On y voit que la mortification des sens et de la volonté, l'exercice de la présence de Dieu , l'attention à remplir tout le détail de ses devoirs et à éviter les plus petites fautes, étaient ses pratiques habituelles, et dès lors on ne sera pas surpris d'apprendre que ceux de ses maîtres qui passaient dans d'autres petits séminaires parlaient de lui à leurs nouveaux élèves, et leur proposaient sa conduite comme un des plus parfaits modèles qu'ils pussent imiter.
Ce fut à l'époque dont nous venons de parler que Calixte passa de la congrégation des Saints-Anges dans celle de la Sainte-Vierge, dont il occupa bientôt après la première dignité, celle de préfet, en même temps qu'il était nommé président d'une académie, composée des élèves les plus distingués par leurs talents et leurs succès.
Quelques mois après, la mort lui enleva celui qu'il chérissait comme un autre lui-même. Non content de pleurer son ami et de lui rendre un dernier hommage par l'éloge funèbre qu'il prononça devant les maîtres et les élèves, témoins des vertus du défunt, il songea plus sérieusement que jamais à mériter de le rejoindre un jour. Convaincu qu'ici bas tout est illusion, il se fortifia dans la résolution, non-seulement de se donner luimême tout à Dieu, mais encore de ne rien épargner de ce qui pourrait contribuer à étendre son règne dans les cœurs. Un de ses maîtres qui le connaissait à fond atteste n'avoir jamais rencontré d'enfant aussi actif, aussi industrieux que Calixte pour faire le bien par amour du
FRÈZE.
bien, par principe de vertu. La suite de sa vie justifiera pleinement cet honorable témoignage.
Nous avons dit qu'il était tout à la fois préfet de la congrégation de la Sainte-Vierge et président de l'académie. Il ne vit dans l'influence que lui donnaient ces deux charges réunies sur sa tète qu'un moyen que la Providence lui offrait d'entreprendre un petit i postolat dont son zèle lui avait donné l'idée. Avec la permission tacite du supérieur, il s'associa les plus fervents de ses amis et fonda secrètement une confrérie en l'honneur du Sacré-Cœur, dont le but était de soutenir et de porter à Dieu ceux de leurs condisciples dont la piété avait besoin d'être réanimée et encouragée. L'activité de Calixte redoublait aux approches des premières communions. Il réunissait tous ceux qui y étaient admis et employait pour les y disposer toutes les inventions de la charité la plus ingénieuse; tantôt leur développant la grandeur et l'importance d'une première communion; tantôt leur racontant un trait intéressant ou même divertissant, mais toujours propre à édifier; tantôt prenant part à leurs jeux et se mettant au niveau des plus petits pour les gagner tous à Jésus-Christ. Il avait si bien réussi dans ces fonctions de zèle que plusieurs, longtemps après lui, en ont encore témoigné leurreconnaissance, et que l'un d'eux ayant appris sa dernière maladie, écrivit pour avoir des nouvelles d'un condisciple à qui il croyait tout devoir.
Calixte, ayant terminé ses études à Forcalquier, exécuta le projet, depuis longtemps formé, de se dévouer à l'état ecclésiastique , et entra en 4824 au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris. Dans cette maison, si renommée par la régularité et la ferveur des aspirants au sacerdoce, les premières vertus qui attirèrent, sur le nouveau séminariste l'attention générale furent une admirable modestie et une exactitude ponctuelle à l'observation de tous les points du règlement. A l'exemple de tous ceux qui tendent sérieusement à la perfection, il lit choix d'un admoniteur qui devait l'avertir de tout ce qu'il aurait aperçai de moins régulier dans son extérieur. Mais