JEAN-BAPTISTE
Décédé le 8 juillet 1818, à l'âge de 18 ans.
Jean-Baptiste Féramus, né à Ailly-sur-Noye, diocèse d'Amiens, eut le bonheur d'avoir des parents chrétiens qui ^élevèrent dans la pratique de la vertu, et lui en inspirèrent l'amour autant par leurs exemples que par leurs leçons. Un curé du voisinage, son oncle maternel, lui donna les premiers principes du latin et du grec, et le mit en état de suivre avec succès le cours des études. A peine le petit séminaire de Saint-Acheul fut-il ouvert que le jeune Féramus vint s'y présenter. On le reçut d'autant plus volontiers qu'il y était précédé d'une réputation de sagesse déjà bien établie. Le nouvel élève se hâta de solliciter une autre grâce aussi importante à ses yeux que la première, celle d'entrer dans la congrégation de la sainte Vierge, composée de l'élite des classes supérieures. Après les épreuves ordinaires il y fut admis. Le titre de congréganiste lui imposait des devoirs particuliers; il sut les remplir et ne se montra inférieur à aucun de ses condisciples en application, en régularité, en piété. Dès lors sa vocation à l'état ecclésiastique était décidée; il honorait celte vocation partout l'ensemble de sa conduite, il voyait même arriver avec joie le moment de son entrée au grand séminaire, lorsqu'au milieu de son année de rhétorique on s'aperçut qu'il était tourmenté par une toux sèche accompagnée d'une petite fièvre qui le minait sourdement. C'était le fruit d'un travail opiniâtre et peut-être excessif. Sur-le-champ on lui interdit l'étude, et, d'après l'avis du médecin, on l'envoya chez ses parents dans l'espérance que le repos et les soins de la maison paternelle pourraient le réta-