‹ Souvenirs de Saint-Acheul et d'autres établissements français dirigés par les Pères de la Compagnie de Jésus depuis le mois d'octobre 1814 jusqu'au mois d'avril 1857, ou, Vies de plusieurs jeunes étudiants élevés dans les maisons d'éducationChapitre 51 sur 66 · L£ MES'TIER DE LÉHÉLEC · texte numérisé non relu

L£ MES'TIER DE LÉHÉLEC

Marie, mère de grâce, mère de miséricorde (qu'il invoquait avec tant de confiance et d'amour), vous le protégiez pendant sa vie ; soyez-lui favorable après sa mort.

(Prose de la sainte Vierge.)

LE MINTIER DE LÉHÉLEC

(j.ules-mabje).

Décédé- le 22 décembre 1833, à l'âge tic 18 ans.

Jules-Marie Le Mintier de Léhélec naquit au château de Limoges, près Vannes, le 12 juin 1835. Par une singulière coïncidence, c'est ce jour-là même que, dans un grand nombre de collèges, les élèves commencent chaque année une neuvaine préparatoire à la fête de saint Louis de Gonzague, patron de la jeunesse chrétienne. Ce n'est pas non plus, sans une vue particulière de la divine bonté , que le nouveau-né reçut au baptême le nom de la Reine des Anges : il sera toute sa vie son enfant dévoué.

L'amabilité qui brillait sur son visage, parut de bonne heure être l'expression de la pureté d'âme qu'il conserva toujours. Ses grâces enfantines dissipèrent un nuage de tristesse qui menaça d'obscurcir l'aurore de sa vie. Ses parents avaient toujours ardemment désiré la naissance d'une fille, et il arrivait, sixième frère de cinq garçons qui l'avaient précédé. On fut donc un peu contrarié; mais, quelques instants après qu'il eut vu le jour, présenté à sa mère, il fit oublier par ses charmes ce désappointement passager. Elle avait à peine considéré cette angélique figure, que désavouant tout sentiment pénible : «Cher enfant, dit-elle, après t'avoir vu, je ne saurais « regretter de te posséder. »

Les parents de Jules n'eurent pas l'imprudence de lui faire attendre longtemps la grâce du saint baptême. Ils

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