LA VIE LE DIMANCHE
se conduire à l'exercice comme à l'exercice, à la messe comme à la messe, le bataillon sera huit jours au bataillon de punition. Descendez, monsieur l'abbé. » Jamais de vêpres.
Le dimanche à deux heures nous prenions les armes, et sac au dos, sous le commandement du capitaine de semaine, nous faisions deux ou trois lieues sur un chemin avoisinant TÉcole ; c'est ce que nous appelions passer la jambe sur la route aux cochons. Le colonel Baraguey d'Hilliers faisant quelquefois l'inspection du bataillon avant le départ, ordonnait de mettre sacs à terre et de les ouvrir, pour prouver qu'ils contenaient tous les effets d'ordonnance placés réglementairement.
Un beau dimanche, le colonel s'aperçut que j'avais oublié ma seconde paire de souliers ; cela me valut quatre jours de salle de police, et ça
n'était pas drôle, cette punition; quatre jours enj fermé dans un cabanon cellulaire avec du pain et de l'eau pour toute nourriture. On n'était pas tendre pour nous, au bahut spécial.
■ Je me rappelle qu'un dimanche la promenade