A L ECOLE D ETAT-MAJOR
respirions qu'a peine. Puis, attaches k un grand sabre de cavalcrie, le petit chapeau-lampion du grand homme fiferement place en bataille sur notre tete, ayant chausse la botte armee de gigantesques eperons jaunes ^faire rougirleChabirarabe, nous nous prdsentames chez le professeur, qui nous embrassa tous en nous complimentant. Un souvenir de cette epoque. La veille de nos examens, par une admirable journee, nous etions dans la salle d'^tude dela rueGit-Ie-Coeur, lorsque tout k coup un grand bruit se fait entendre dans Tescalier, puis la porte s'ouvre avec fracas et trois jeunesgenssautentau coudeGuerardenluicriant: « Professeur, cher professeur, le pere n'y est pas, notre voiture est en bas, nous partons pour la chasse; vite, vite, votre fusil, nous venons vous chercher. C*etaient les dues d'Orldans, d'Aumale, et le prince de Joinviile. — Impossible, mes enfants, repond le professeur, ces messieurs ont besoin de moi. — Oh! pour une fois, dit le prince de Joinviile s'adressant k nous. — Monseigneur, reprend le petit de Lignim (il n'avait pas la taille r^glementaire du soldat d'infanterie),
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nous avons bcsoin du professeur. — Oh! preteznous-le. — Non, Monseigneur, dit alors Guerard, laissez-nous, cesjeunes officierspassentleursexamens demain. Bonne chasse, mais je ne les abaDdonnerai pas aujourd'hui. » Les trois princes partirent, et nous conservdmes pour nous seuls le professeur, qui cependant adorait les fils du roi et aimait beaucoup la chasse.
LA CHAMBRE, LE BUDGET DE l'oFFICIER-ELEVE — LE