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C'est une singularité dans les mœurs parisiennes : les habitants de la rivo gauche ont toujours montré peu de goût pour l'art dramatique. A six cent mille qu'ils sont, ils n'ont jamais pu faire vivre plus de deux ou trois théâtres.
Au temps de Rodolphe et de Golhne, de Marcel et de Schaunard, le Quartier Latin avait FOdéon, puis deux petits tréteaux : le Panthéon et le Luxembourg. Je n'ai pas de mal à dire de l'Odéon, car j'y ai eu mes entrées ; il est vrai, je les avais payées par l'envoi d'un tableau au musée installé par la direction Bocage dans le foyer. C'était « une nature morte », et mes amis y voulaient voir une allusion au manque
de vitalité que l'on reprochait alors à la Thalie et à la Melpomène du lieu. Ah 1 datn I j'étais bien écrasé par le voisinage de ceux que je n'ose appeler mes confrères. Eugène Delacroix avait là son Hamlet au spectre ; Chasseriau son Apollon et Daphné ; Adolphe Leleux sa Chaumière; les autres exposants s'appelaient Corot, Charlet, Diaz, Th. Rousseau, Isabey,