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CHAPITRE IV

Un premier avril à Samarie.

EN Palestine comme partout ou presque partout, il faut compter avec la pluie. Nous étions arrivés à Naplouse un mercredi soir avec l'intention de passer trente-six heures dans cette ville, soit pour la visiter, soit pour gravir les deux montagnes entre lesquelles elle est placée, TEbal et le Garizim. Et nous comptions fermement repartir le vendredi matin pour nous diriger au nord.

Finalement nous avons dû y rester jusqu'au lundi. Notre ascension du Garizim a pu s'effectuer, mais sous un ciel gris et au milieu des averses ; celle de l'Ebal n'a pu être que partielle ; et tout le reste du temps, le jeudi, le vendredi, le samedi, nous avons regardé mélancoliquement les ondées qui se succédaient et écouté le bruit incessant des rafales. Encore avions-nous le privilège d'avoir pu dès le vendredi déserter notre campement avec ses tentes inondées et son terrain détrempé. Un missionnaire baptiste fixé à Naplouse, M. Elkarey, et sa famille, nous avaient hospitalièrement recueillis dans leur demeure pendant la journée, et le respectable et dévoué pasteur de la communauté an-

glicane, M. Fallscheer, nous avait gracieusement offert comme dortoirs les deux salles d'école adjacentes à son presbytère. Les classes ayant congé le samedi, jour de repos des Samaritains, aussi bien que le dimanche, nous avions pu accepter cette très opportune invitation sans avoir à redouter de troubler le travail scolaire. Peut-être au surplus un jour ou deux de vacances extraordinaires n'auraientils pas été pour affliger les écoliers !

Le samedi, le temps s'élevant peu à peu, nous avions commencé à reprendre quelque espoir de pouvoir continuer notre voyage. Mais les tentes, encore tout imprégnées d'humidité, auraient fait une charge trop lourde pour nos pauvres mulets, et il convenait d'attendre que la toile, complètement séchée, eût repris son poids normal. D'ailleurs nous ne tenions pas à nous remettre en route un dimanche. Cependant, l'idée nous vint d'utiliser cette journée du i'"'' avril en faisant de Naplouse, aller et retour, l'excursion de Samarie. Ce pkn était aisé à exécuter. Après avoir commencé notre dimanche par un culte matinal, nous nous mettons en selle vers dix heures pour nous en aller visiter- l'ancienne capitale du royaume des Dix Tribus. Le trajet -est facile; il a été souvent décrit et ne pi'ésente d'ailleurs rien de saillant. Nous employons environ deux heures et demie pour le faire, et peu après midi nous arrivons à Sébastiyeïi, nom que -porte de nos jours le très chétif village construit sur l'emplacement de l'antique résidence royale.

L'histoire de Samarie est trop connue pour que je m'arrête à la raconter. Les noms d'Achab et de Jézabel, celui du sanguinaire usurpateur Jéhu, puis après bien des siècles celui d'Hérode, voilà les souvenirs qui se rattachent étroitement à cette cité historique, aujourd'hui si dégénérée. Le- non»

arabe qu'elle porte n'est que la reproduction du nom grec qu'Hérode lui donna, l'appelant Sébaste, c'est-à-dire Augusta, en l'honneur de son impérial protecteur Auguste. Contrairement à ce qui s'est passé pour la plupart des villes de Palestine, c'est ici la dénomination grecque qui a survécu, tandis qu'ailleurs le vieux nom sémitique a reparu et supplanté à son tour son rival ^

Les maisons actuelles — de pauvres masures — n'occupent du reste qu'une très faible partie de l'enceinte antique, au sud-est, donc précisément du côté qu'on atteint en arrivant de Naplouse. Là se dresse majestueusement l'église de Saint- Jean-Baptiste, bâtie par les croisés sur l'emplacement d'une célèbre basilique byzantine, déjà vantée par les écrivains des premiers siècles de notre ère. Mais que ceux qui ont visité Sébastiyeh il y a quelques années se félicitent d'avoir encore pu contempler à peu près intacte cette belle ruine, ce beau spécimen de l'aichitecture latine du moyen âge. Les musulmans de l'endroit, qui dès longtemps se sont emparés de l'église et en ont fait une mosquée, se sont récemment avisés de vouloir la réparer. Et ce que signifie une semblable « réparation, » on peut aisément se le représenteu Quand je compare ce que j'ai vu en 1894 ^^^^ ^^^ photographies prises quelques amiées plus tôt, je suis navré de voir le dégât irréparable qui a déjà été commis, et je m'afflige en pensant qu'aujourd'hui le mal s'est certainement encore aggravé.

L'entrée de l'église transformée en mosquée n'est pas accordée aux touristes. Mais on peut du moins pénétrer dans la cour adjacente, et même descendre dans un caveau

* Voir plus haut, p. 61. -

qui d*après une tradition renferme dans trois tombeaux antiques les restes de trois prophètes, Elisée, Abdias * et Jean- Baptiste. Selon quelques-uns, en effet, Samarie aurait été le théâtre de la mort sanglante du Précurseur, tandis que d*après les témoignages les plus autorisés ce serait dans la forteresse de Machéronte, à Test de la Mer Morte, que cette tragédie aurait eu son dénouement. Les musulmans, qui ne connaissent guère Elisée, et qui ignorent totalement Abdias, révèrent en revanche grandement Jean-Baptiste, Nébi- Yahyâ, comme ils l'appellent, et se montrent très jaloux de la possession de son prétendu sépulcre. La visite que nous faisons à ce sanctuaire souterrain s'effectue au milieu d'un attroupement d'indigènes qui, s'ils ne se rendent pas positivement désagréables, laissent pourtant voir très suffisamment leurs sentiments malveillants.

Mais l'église de Saint- Jean n'est pas la seule attraction de Sébastiyeh. Les souvenirs de l'époque romaine sont tout aussi intéressants, spécialement la grande colonnade qui s'étendait sur une longueur de 1600 mètres, et qui n'est point aussi complètement détruite qu'on pourrait se l'imaginer. Chose curieuse, de cts deux rangées parallèles de colonnes, l'une a été beaucoup plus épargnée que l'autre, et l'on peut cheminer longtemps en ayant à sa droite des colonnes debout, à sa gauche des colonnes couchées à terre. Les chapiteaux ont disparu, les autres restes d'édifices antiques également, bien que, grâce à quelques faibles indices,

* On se demanderait en vain ce que vient faire à Samarie le prophète Abdias, qui n'a jamais été en rapports avec le royaume des Dix Tribus, si l'on ne se rappelait que l'intendant d'Achab (i Roisxviii, 3- 16), portait le môme nom. Ces deux personnages auront été confondus par la tradition.

on puisse discerner la situation probable de tel temple célèbre et de l'hippodrome d'Hérode.

Aux vestiges de l'ancienne splendeur de Samarie, aux intéressants souvenirs de son passé, viennent s'ajouter pour le voyageur les attraits non moins positifs d'une admirable situation et d'une \aie magnifique. La résidence des rois d'Israël était merveilleusement placée. Au milieu d'une sorte de grand cirque de collines se dresse un monticule arrondi ou plutôt ovale, qui forme pour ainsi dire le centre de cette circonférence, et c'est là que s'élevaient jadis les édifices de la capitale, avec leur couronne de remparts. Du haut de l'éminence, on domine toute la région avoisinante, et lorsqu'on s'avance, en longeant le pourtour du mamelon, jusqu'à son extrémité occidentale, on aperçoit la plaine du littoral et les eaux de la mer, argentées par le soleil. C'est là un spectacle inoubliable. Depuis bien des semaines, depuis deux mois et demi, c'est-à-dire depuis notre visite à Gaza, nous avions perdu de vue la nappe bleue de la Méditerranée. C'était une joie de la revoir. D'ailleurs, à gauche comme à droite, le coup d'œil, pour être un peu moins grandiose qu'à l'occident, n'en était pas moins très attrayant : les collines de la Samarie, surtout en cette saison verdoyante du printemps, rafraîchies et fertilisées par d'abondantes pluies, avaient quelque chose d'infiniment plus riant et de plus reposant que les sévères et rugueuses montagnes de la Judée au milieu desquelles nous avions vécu plusieurs mois.

Les brumes qui planaient sur le rivage de la mer nous empêchèrent de discerner nettement les détails du panorama que nous contemplions d'un œil avide : la satisfaction du sens esthétique était plus complète que celle de la curiosité

topographique. Du reste, en fouillant dans ma poche pour en retirer ma lunette d'approche, je m'aperçus que je l'avais laissée dans les fontes de ma selle, où je me rappelais l'avoir glissée, contre mon habitude, en quittant Naplouse le matin même.

Revenu avec mes compagnons à notre point de départ, auprès de la mosquée, j'y retrouve nos chevaux, gardés par notre robuste moukre Ali, toujours alerte et de bonne humeur. Toutefois, comme un homme seul nie peut pas, malgré sa bonne volonté, maintenir facilement en ordre une dizaine de chevaux de selle, assez excités après trois jours d'inaction complète, il a recruté dans le village un ou deux jeunes gens pour lui servir d'acolytes pendant notre halte^ C'est l'un de ces jeunes hommes de Sébàstiydi qui tient mon grand cheval gris au moment où je nf en approche et où je plonge la main dans mes fontes pour y prendre ma lunetteJ L'objet cherché a disparu.

* J'appelle Francis Karam et lui confie l'incident qui vient de survefair. Il est parfaitement évident qu'on a profité de notre absence momentanée pour commettre ce larcin. Le drogman échange quelques paroles avec le moukre, occupé à l'autre extrémité de la rangée des chevaux ; puis il inter-. pelle et questionne le jeune indigène qui tient encore la bride de nia monture. Celui-ci, un adolescent d'apparence très insignifiante, proteste sans grande véhémence' cofiti*© les soupçons dont il se voit l'objet. Karam s'échaùflFé et finit par prendre au collet le coupable présumé, en le. me • naçant de l'emmener avec nous à Naplouse pour lé livrer à la justice. Les paysans de l'endroit se groupeût autour de nous, mais aucun d'eux ne fait mine de youloir> intervenir. Continuant à se défendre mollement par dès paroles ehtrecou-

pées, le malheureux, secoué d'importance par la main courroucée de Karam, pleure assez abjectement sans essayer de se dégager. Le spectacle est pitoyable. Persuadé d'ailleurs de l'inutilité de toute tentative de reconquérir sur place l'objet volé, supposant que le jeune homme a été le témoin ou le complice plutôt que l'auteur responsable du vol, cer- ;tain en tout cas que ce n'est pas lui qui aura eu l'imprudence de garder sur soi le corps du délit, je dis à Francis de lâcher prise et je donne le signal de remonter en selle et deTepartir. Notre troupe de cavaliers s'éloigne, et je. suis frappé de l'attitude indifférente qu'a conservée le groupe des villageois pendant toute- cette scène. Celle-d a du reste été fort courte, et n'a pas duré plus de minutes qu'il ne m'en a fallu pour la raconter.

Nous rentrons à Naplouse par le même chemin que nous avons suivi en venant, et nous jouissons de la verdure qui s'épanouit en abondance dans la vallée de Sichem,. riche en sources et en eaux courantes. Toutefois l'aventure. de tout à rheure ne lakse pas que de nous préoccuper. Je ne puis «l'empêcher de déplorer la perte d'un objet qui, indépendamment 4eia vâEeur intrinsèque, est un souvenir auquel je tiens, et que, vu. les circonstances où nous sommes, il ne peut être question de^ remplacer. En effet, il n'y a pas d'opticien à Naplquse, Jian plus qu'à Nazareth ou à Tibériade, fii même à Haife-; je . né puis donc songer à me procurer une autre lunette avant plusieurs semaines, dcst-à-dire avant d'arriver à Beyrout, et même dans cette ville- je ne trouverai sûrement pas un aussi bon instrument. Puis ce sera bien tard ! Moi qui me suis réjoui de contempler à travers xes verres le panorama du Carmel, celui du Thabpr,.et -tant jd'autres vues mémorables, il faudra me résoudre à m'en

passer, ce qui est dur pour un homme très myope. Je me reproche mon imprudence et je maudis la malhonnêteté des habitants de Sébastiyeh. Quant à mon drogman, il prend la chose encore moins calmement que moi : il semble que cet incident soit une atteinte portée à son honneur professionnel. Avoir vu Tun de ses voyageurs dépouillé par un vil larron et n'avoir pu faire rendre gorge au malfaiteur, c'est plus qu'il ne peut supporter !

Il en résulta qu'à peine étions-nous arrivés à Naplouse, Karam me demanda de l'envoyer chez le pacha, tnoutessarrif (gouverneur) de la province, avec un message l'accréditant auprès de ce haut fonctiomiaire et signalant le vol dont je venais d'être victime. Je confesse que je n'attendais pas grand'chose de cette démarche ; mais enfin je ne voyais pas qu'elle présentât d'inconvénients, et je tenais à ne pas contrarier le zèle très louable du drogman.

Dans la soirée, nous vîmes quelques-unes de nos connaissances de Naplouse. Elles nous dirent que la population de Sébastiyeh jouissait d'une très mauvaise réputation, et ne me laissèrent pas entrevoir la moindre espérance de recouvrer la lunette dérobée : c'était bel et bien fini, me disaiton, le pacha lui-même n'y pourrait rien.

Aussi fiis-je assez étonné, le soir, quand, au sortir de l'audience qu'il avait enfin obtenue au sérail, Karam revint très émoustillé et plein d'espoir m'apporter la nouvelle que le gouverneur avait pris l'aventure au grand sérieux et avait immédiatement donné ordre à trois de ses khayyàU (soldats de cavalerie) de monter à cheval et de s'en aller à Samarie réclamer l'objet disparu. Il leur avait enjoint» en présence de Karam, de rapporter coûte que coûte ma lunette, et de ramener avec eux les deux moukhtars de Sébastiveh. Il avait

même ajouté, me raconta mon homme, qu'il voulait, dans le cas où ses émissaires reviendraient bredouille, entendre de sa résidence de Naplouse les cris que les coups arracheraient en chemin aux deux fonctionnaires prisonniers ! J'espère, sans oser en être trop sûr, que cette dernière recommandation était un morceau à effet à destination de la galerie. En tout cas, comme nous le verrons, il n'y a pas eu lieu d'appliquer cette mesure de rigueur.

Francis m'avoua que de son côté, connaissant la puissance de certains arguments sonnants, il avait promis un napoléon aux cavaliers pour le cas où ils rapporteraient la man^ara (lunette). Je ratifiai naturellement cet engagement. Et comme la nuit était venue et que notre départ restait fixé au lendemain matin, tous allèrent se coucher.

Je dormais encore profondément quand, vers quatre heures et demie du matin, des coups frappés à l'entrée de la salle d'école, notre chambre à coucher improvisée, me réveillent en sursaut. Je me lève, et, m'approchant de la porte, je questionne ce précoce visiteur. La voix de Karam me répond que les soldats sont de retour et qu'ils me rapportent ma lunette. Je fus très surpris, j'en conviens, car je n'avais pas cru au succès de cette tentative. Je fus surtout très enchanté et je criai à Karam de récompenser les trois cavaliers. Mais il me fut répondu que cela ne pouvait pas se passer ainsi : on tenait à me remettre l'instrument en mains propres et probablement aussi à recevoir quelque chose en échange. Et puis surtout il fallait que les deux moukhtars de Sébastiyeh, qui étaient là derrière la porte, pussent me présenter leurs excuses.

Force me fut donc de procéder à une toilette sommaire, afin de ne pas paraître aux yeux de tous cqs gens dans un

costume trop peu digne. Je pus enfin ouvrir la porte et je me trouvai face à face avec les représentants de la force armée et avec leurs deux captifs. Je m*attendais à trouver a ces derniers une mine très déconfite ; je craignais même de découvrir qu'ils avaient subi de mauvais traitements. Au lieu de cela, je vis devant moi simplement deux fellahs^ dont le visage n'exprimait aucun sentiment particulier et qui, Dieu merci, n'avaient point l'air d'avoir été malmenés. Ils murmurèrent quelques paroles d'excuses, disant qu'ils étaient tous deux absents la veille, lors de notre passage, et que, s'ils avaient été présents, tout aurait été bien différent. Je remis aux soldats la gratification convenue, et je congédiai les uns et les autres en faisant transmettre au pacha, avec mes remerciements, le vœu que l'affaire n'eût pas d'autres suites. Et je rentrai en possession de ma manzara ! Francis m'a raconté ensuite comment les choses s'étaient pasfées. Les trois soldats, arrivés à Sébastiyeh vers onze heures du soir, avaient trouvé tout le village endormi. Ils avaient réveillé la population et avaient commencé par se faire donner de l'orge pour leurs chevaux et des poulets pour eux-mêmes. Puis, ayant rassemblé les habitants petits et grands, ils expliquèrent qu'ils venaient de la part du pacha chercher un objet volé dans la journée à un voyageur européen. La réponse unanime fiât que personne ne savait rien de ce prétendu larcin. Alors, recourant aux grands moyens, ils annoncèrent que le gouverneur leur avait confié le mandat de mettre le feu aux quatre coins de la bourgade et de la réduire en cendres. Aussitôt et sans plus de tergiversations, on leur apporta la lunette, en alléguant qu'elle avait été « trouvée » par une petite fille. Cette version de l'affaire était habilement conçue, car c'était d'abord repu-

dier l'accusation de vol ; et puis, en imputant toute la responsabilité à un enfant, et à un enfant du sexe féminin, c'était mettre les adultes, les hommes hors de cause. Il est à peine nécessaire d'ajouter que c'était là une fable. La lunette se trouvait dans une poche soigneusement bouclée, fixée à l'arçon de la selle d'un cheval de haute taille, dont la garde était confiée à un jeune homme de l'endroit. Il y avait certainement eu vol, et tout au moins complicité du gardien. Quant aux conséquences de cette aventure, je n'ai jamais su quelles elles avaient été pour les habitants de Samarie. Karam m'a affirmé qu'une amende de 20 medjidiés, soit près de 90 fi-ancs, serait infligée au village, selon le principe turc qui consiste à rendre la communauté responsable des délits d'un de sqs ressortissants. S'il en a réellement été ainsi, la population de Sébastiyeh aura reçu une leçon qui préservera peut-être pour un temps les voyageurs de semblables mésaventures. Mais quand je repense à cet incident, à la lumière de tout ce que nous avons appris depuis deux ans sur les procédés des fonctionnaires et des policiers de l'empire ottoman, j'éprouve un frisson rétrospectif en songeant que j'aurais pu devenir le prétexte involontaire et inconscient d'une de cqs mesures sommaires et brutales qui frappent tout un village. Je me sens profondément reconnaissant à la pensée que les menaces du gouverneur et de sts agents n'ont pas été suivies d'exécution. Sans cela, un remords me pèserait sur la conscience et la vue de ma pauvre manzara, perdue et retrouvée, m'inspirerait un sentiment atrocement douloureux.

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