H. DE CHATEAUBRIAND A H. DE BURCBIXUS
Paris» 28 janvier 1823.
Voici le discours du roi. Dites et répétez aux am* bassadeurs des trois cours que nous ne nous sépare* rons point de l'alliance continentale. Dites et répétez aussi à M. Canniogque nous voulons la paix comme lui, et que l'Angleterre peut l'obtenir avant l'ouverture de la campagne, si elle veut tenir le même langage que nous et demander la liberté du roi. Mais ajoutez bien que notre parti est pris, et que rien ne nous fera reculer. Nous ne pouvons garder
CORBESPONDANCE. 1129
notre armée d'observation immobile snr la frontière sans Texposer à la corruption. Nous ne pouvons la retirer sans déshonorer la cocarde blanche et sans révolter nos soldats. Il faut donc ou avancer, ou que l'Espagne fasse ce qui peut seul nous donner la paix avec Thonneur. — Vous ne sauriez croire quel mouvement j'ai imprimé à la France depuis que j'ai fixé les incertitudes du cabinet. G.
M. DE MARCELLUS A H. DE CHATBAUBRIARD
Londres» SO janYier 1633.
Ne nous trompons pas sur M. Ganning. Encore irrésolu , il flotte entre les opinions monarchiques, qui ont fait son ancienne renommée, et la faveur populaire, qui lui ouvre un chemin plus sûr vers le pouvoir ; mais comme il écoute avant tout Técho public et tend sa voile au vent qui souffle, on voit d'avance de quel côté il va pencher. Élève de Pitt , tory jusqu'à ce jour, il se fera whig à demi , et il adoptera les principes démocratiques , si ces principes dominent. 11 en veut par instinct à l'aristocratie, et même à la haute opposition ; il est craint
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plutôt qu^aimé du roi ; mais le peuple est à lui. Le peuple, épris de ses talents^ Ta placé où il est ; et le peuple Ty maiatiendra, s'il obéit au peuple. M.