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M. DE BISMARCK ET LES CONDITIONS DE LA PAIX

pensée dont M. de Bray, d'accord avec M. de Vahrenbùhler, s'inspirerait au quartier général. Il userait de l'influence, de l'autorité que lui donne le rôle important que jouent les armées bavaroises, pour conseiller la modération et amener le roi Guillaume à restreindre ses conditions aux garanties indispensables à la sécurité de l'Allemagne. Il voudrait qu'on se départît, autant que possible, d'exigences qui ne serviraient qu'à perpétuer les haines entre les deux pays et à mettre la France, quelque soit son gouvernement, dans l'implacable nécessité de poursuivre la politique de revanche. Il voudrait surtout, pour soustraire l'Allemagne à la propagande des idées républicaines, qu'on facilitât à la France le retour à la monarchie. La Prusse ne l'entend pas ainsi ; elle poursuit moins une paix définitive qu'une trêve précaire. Elle a besoin de la crainte d'une revanche et du spectre de la Révolution pour maintenir son système militaire, pour refuser à l'Allemagne ses libertés parlementaires.

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