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LES CONDITIONS DE LA PAIX

Elles nous montrent qu'en 1813 nous avons procédé exactement comme fait la France aujourd'hui. Si, dans cette guerre, la fortune, au lieu de nous favoriser, s'était tournée contre nous, nos paysans se seraient soulevés comme les paysans français, et leur résistance, loin de provoquer la réprobation, eût été pour l'Allemagne un titre de gloire.

Ces protestations éloquentes resteront sans écho ; elles montrent, du moins, que tout sentiment de justice et d'humanité n'a pas disparu de l'autre côté du Rhin.

18 Septembre 1870.

M. de Bismarck évite de s'expliquer sur les conditions de la paix 1. Il craint sans doute qu'en

1. M. de Bismarck répondait par des échappatoires à ceux qui l'interrogeaient. Il disait qu'il avait indiqué ses conditions à Ferrières, le 20 septembre, et à Versailles, au commencement de novembre, mais ni M. Favre ni M. Thiers ne les connaissaient exactement. M. Favre s'était imaginé qu'il se contenterait d'une Alsace neutralisée, et M. Thiers, au retour de Versailles,

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