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LA RUPTURE DES NÉGOCIATIONS

être sacrifiés à un amour intempestif de la paix. Dans les états-majors allemands, le désenchantement n'était pas moins vif; on scrutait avec colère les causes qui avaient pu amener une conversion si brusque dans les idées du roi et de son ministre; on se récriait contre les interventions étrangères, auxquelles on attribuait les résolutions du quartier général, et l'on se demandait avec indignation si, à la honte de l'Europe, le siège allait être levé, et l'armée condamnée à devoir rentrer en Allemagne sans avoir couronné ses victoires par une entrée triomphale dans Paris. Ces craintes sont aujourd'hui dissipées, et l'on reconnaît que cet intermède diplomatique , si habilement provoqué, était indispensable à la politique prussienne pour dégager sa responsabilité, aux yeux de l'histoire, de l'œuvre de destruction méditée de longue date et qu'on est à la veille de consommer.

M. de Bismarck savait, en effet, connaissant parfaitement les nécessités qui s'imposent aux hommes qui président en ce moment aux destinées de la France, qu'il suffirait de certaines réserves, insignifiantes pour le public, mais inconciliables avec les déclarations solennelles qu'ils

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