‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 134 sur 198 · LA PAIX NE SERA SIGNÉE QILA PARIS · texte numérisé non relu

LA PAIX NE SERA SIGNÉE QILA PARIS

rendu les plus grands services. Elles lui ont permis de témoigner auprès des puissances neutres, et surtout aux yeux de l'opinion allemande, de ses sentiments conciliants et de la nécessité qui lui est imposée de poursuivre la lutte avec outrance.

» Ne conviendrait-il pas mieux, dès lors, de renoncer, une fois pour toutes , à des démarches si facilement compromettantes pour laisser aux grandes puissances le soin exclusif de s'entremettre auprès du roi Guillaume, non pas comme médiatrices, puisqu'il leur répugne de revendiquer ce titre, mais au nom de leurs propres intérêts, mis en péril par cette lutte d'extermination. Leur intervention resterait sans cloute sans résultat, mais elle aurait du moins l'avantage de forcer M. de Bismarck à sortir des équivoques et à montrer à tous ce qu'il ne veut pas avouer, qu'il ne traitera pas sérieusement de la paix tant que les armées allemandes ne se seront pas emparées de Paris. C'est cette conviction qu'il nous importe de généraliser, car la prise de Paris, mes rapports l'ont établi plus d'une fois, est pour les états-majors prussiens la condition préalable de tout arrangement. »

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