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LE TIMES ET LES RAISONS STRATÉGIQUES

la guerre. On s'aperçoit, aujourd hui, que cette offre n'avait en réalité qu'un but, celui de rejeter sur nous les conséquences du bombardement. En refusant le ravitaillement, qui a fait rompre les négociations, M. de Bismarck, qui connaissait l'état exact des approvisionnements de Paris, savait d'avance que le gouvernement provisoire ne pourrait pas consentir à un arrangement qui exposerait la population à devoir capituler à merci, sous l'empire de la faim, dès l'expiration de la trêve.

C'est ce que paraissent comprendre les journaux anglais, car le Times lui-même n'hésite pas à déclarer que le refus de M. de Bismarck est en contradiction flagrante avec les considérations humanitaires développées dans son mémorandum. « On ne peut pas, dit-il, se targuer de sentiments d'humanité, et se refuser en même temps à y satisfaire, en se retranchant impitoyablement derrière des raisons stratégiques. » Ce qui prouve, du reste, le manque absolu de sincérité que M. de Bismarck a apporté à ces négociations, ce sont les réponses hautaines qu'il a fait faire par ses représentants aux cabinets de Vienne et de Florence, qui s'étaient associés à la démarche de

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