LES CONFÉRENCES DE VERSAILLES
lord Granville. On dit, avec raison, que, si la paix lui avait tenu réellement à cœur, loin de s'irriter du concours prêté à la diplomatie anglaise par l'Italie et l'Autriche, il se serait servi de leur intervention pour vaincre les résistances du parti militaire.
10 Novembre 1870.
Aujourd'hui que les négociations sont rompues, la diplomatie française ne saurait plus avoir aucun doute, en admettant qu'elle ait cédé à des illusions, sur la pensée qui a inspiré la réponse du cabinet de Berlin à la dépêche de lord Granville, et sur le but que poursuivait M. de Bismarck, lorsqu'il nous proposait un armistice. Les conférences de Versailles ont eu pour la politique prussienne tout le bénéfice qu'elle en attendait ; elles ont flatté sa vanité en plaçant dans une situation douloureuse l'homme illustre que l'Allemagne a toujours considéré