LES RÉCRIMINATIONS DE L'ALLEMAGNE
science l'accuser, si les considérations sur les conséquences du siège que, dans un sentiment d'humanité, M. de Bismarck a cru devoir soumettre aux puissances neutres, devaient, dans un jour prochain, malheureusement se réaliser.
« C'est donc aux canons, après tant d'efforts stériles, dit le journal de la chancellerie, à faire entendre raison au gouvernement qui a refusé l'armistice, et à ceux qui le suivent volontairement ou contre leur gré. L'Allemagne a fait tout ce qui dépendait d'elle pour épargner à la malheureuse capitale de la France une dernière catastrophe ! Que le sang et la malédiction des milliers d'hommes qui en pâtiront retombent sur la tète de ceux qui se sont emparés du pouvoir, sans avoir le courage d'envisager la situation en face.
» Tout gouvernement régulier, ajoute la Gazette de l'Allemagne du Nord, n'aurait pas manqué de conclure la paix dans des circonstances aussi désespérées. Mais il n'existe plus de gouvernement régulier en France ; il ne s'y trouve plus que des factions qui, au moyen de la guerre, espèrent arriver au pouvoir, et qui, par soif de domination, ne craignent pas de sacrifier leur