PROPOS BELLIQUEUX DU COMTE DE BEUST
participé à la paix, il devait se borner à ces simples observations, tant qu'il ne se serait pas concerté avec les puissances garantes.
On prétend qu'à la suite de cet entretien, M. de Beust se serait rendu chez lord Bloomfield et lui aurait déclaré que, bien qu'une armée russe de 100,000 hommes fût concentrée sur la frontière de la Turquie, l'Autriche marcherait avec l'assistance de l'Angleterre.
La presse allemande n'a pas l'air de s'émouvoir beaucoup des propos belliqueux prêtés au chancelier autrichien. Il a pu, dit-eile, se montrer d'autant plus résolu, qu'il sait fort bien qu'on ne le prendra pas au mot, et que l'Angleterre, au lieu d'agir, se contentera de protester.
Ces appréciations sont jusqu'à un certain point autorisées par le langage de la presse officieuse autrichienne, qui, en effet, ne permet pas de croire que le gouvernement impérial veuille s'exposer à un conflit, ni même compromettre ses rapports avec la Russie.