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LE DÉSARROI A VIENNE ET A LONDRES

altitude, que les arrangements secrets intervenus à Ems sont en quelque sorte consacrés par le sentiment public allemand, qui voit, dans la violation du traité de Paris, moins un danger, même indirect, pour ses intérêts qu'une défaite de plus pour la France et qu'une atteinte irréparable portée à notre prestige et à notre influence séculaire en Orient. On fait ressortir, en effet, avec une satisfaction non dissimulée, que les clauses du traité qui ont été déchirées sont l'œuvre spéciale de la France, qu'elles ont été imaginées par M. Drouyn de Lhuys et soumises à la conférence de Vienne avant d'être sanctionnées par le congrès de Paris. On ajoute que la diplomatie anglaise, mieux inspirée, plus prévoyante, ne se serait prêtée qu'à regret à la neutralisation du Pont-Euxin ; elle pressentait que la Russie ne resterait pas sous le coup d'une interdiction humiliante, qui, d'ailleurs, atteignait aussi la Turquie.

Le désarroi est grand à Vienne et à Londres. On ne soucie pas de s'engager dans un conflit, en rappelant la Piussie au respect de ses engagements, et cependant il en coûte de proclamer son impuissance, et de s'incliner sans mot dire,

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