LES CONVENTIONS D'EMS
de 1856, après toutes les modifications qu'ils ont subies, bien que ce fût avec son assentiment.
Le prince Gortschakoff et M. de Bismarck affirmeront sans doute, à tour de rôle, qu'ils ne sont liés l'un à l'autre par aucune convention. S'ils n'entendent parler que d'une convention écrite, véritable traité d'alliance offensive et défensive, leurs déclarations nesauraient être mises en doute. Il n'en serait pas de môme, s'ils allaient jusqu'à prétendre que leurs souverains n'ont pas sanctionné, soit par leurs paroles, soit par l'échange de lettres, les propositions débattues à Ems, en vue d'éventualités d'autant plus imminentes, que le premier ministre du roi Guillaume consacrait toute son habileté à les précipiter.
Sous la première impression, on a cru que le cabinet de Pétersbourg n'avait formulé qu'un désir et qu'il s'en remettrait aux puissances signataires pour arriver dans un congrès à la révision du traité de Paris. Mais on s'aperçoit, depuis que le texte de la circulaire a été livré à la publicité, qu'on entend se dégager proprio motu des dispositions les plus gênantes pour l'expansion militaire et politique de la Russie en Orient. On essaye de justifier ce procédé violent, en rap-