‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 31 sur 198 · LA PRESSE DE M. DE BISMARCK · texte numérisé non relu

LA PRESSE DE M. DE BISMARCK

La Prusse n'aurait demandé en somme que des garanties contre de nouvelles aggressions, et la France n'aurait certes pas perdu son rang dans le monde avec deux millions d'habitants de moins. Ce n'est pas la faute de l'Allemagne, ajoutent les journaux officieux, si la France se trouve en pleine décomposition sociale, administrative, militaire, et si les partis, peu soucieux de sa grandeur morale, pour escalader le pouvoir, ou pour s'y cramponner, ne reculent plus devant la guerre civile. »

Tel est le thème que la presse inspirée développe en ce moment avec un ensemble qui fait honneur à sa discipline. Le Times, le Journal de Saint-Pétersbourg et la Nouvelle Presse libre abondent dans le même sens. Ils affirment que la Prusse n'a qu'un désir : la paix, et que les préliminaires posés à Ferrières ne sont à aucun titre exorbitants. On connaît l'origine de ces articles destinés à donner le change au sentiment public. Ils partent du quartier général pour être réimportés sous pavillon étranger dans la presse allemande, comme l'expression désintéressée de l'opinion prédominante dans les pays neutres. Tous les gouvernements se préoccupent de l'opi-

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