‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 5 sur 198 · LE SIÈGE DE PARIS · texte numérisé non relu

LE SIÈGE DE PARIS

couperait la ligne de défense et dont l'artillerie se retournerait contre la place. Quelquesuns ont préconisé un bombardement en règle avec une artillerie nombreuse et du plus gros calibre. C'était la théorie de l'incendie et de la dévastation. Il en est enfin qui ont pensé qu'il suffirait du siège régulier de l'un ou de l'autre des forts principaux pour provoquer la capitulation.

J'ai signalé dans le temps, au département, ces discussions que l'éventualité d'un siège de Paris soulevait dans la presse militaire allemande, à un moment où elles semblaient n'avoir qu'un caractère purement spéculatif. Si, au ministère de la guerre, on a gardé le souvenir de ces étranges controverses, on trouvera sans doute dans mes rapports, des indications sur la pensée qui préside aujourd'hui au plan, dont l'exécution paraissait chimérique à l'époque où les étatsmajors prussiens le discutaient publiquement. Du reste, depuis Frédéric II, la prise de Paris a toujours été pour la Prusse l'objectif d'une guerre contre la France *.

1. Le plan de campagne que Frédéric II avait arrêté dans son esprit et qu'il rédigea dans un accès de goutte avec la mention

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