‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 81 sur 198 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

17 Octobre 1870.

Le succès a rendu les Allemands exigeants, ils avaient pris l'habitude des bulletins victorieux; ils éprouvent des mécomptes, aujourd'hui que les opérations stratégiques ont changé de caractère, que les armées sont arrêtées devant les places fortes. Ils se plaignent de la lenteur des étatsmajors ; notre résistance les étonne, ils s'en irritent. Déjà ils avaient escompté la paix ; ils s'étaient représenté la France terrifiée après tant de désastres, à bout de courage, de ressources, réduite à implorer Y aman; ils s'étaient imaginé qu'après Sedan toutes les citadelles ouvriraient leurs portes comme en Prusse, après Iéna. Ces espérances ont été déçues. La fièvre patriotique s'est emparée de la France, elle ne se laisse pas abattre par

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