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LES PRÉOCCUPATIONS DU ROI DE PRUSSE

connaît, de maintenir à la mission du général Boyer la portée qu'on lui a attribuée sous la première impression. Mais le fait de la sortie d'un général d'une ville assiégée, sous les auspices de l'armée assiégeante, n'en est pas moins un événement étrange, d'autant plus extraordinaire que l'envoyé du maréchal Bazaine s'est dirigé, après ses conférences avec M. de. Bismarck, sur l'Angleterre, au lieu de prendre la route de Tours. On comprend que les Bourses allemandes, impatientes de voir la fin de la guerre, l'aient tenu dans le premier moment pour le prélude infaillible de la paix.

Une double conclusion semble toutefois se dégager de ces négociations. Il en ressort que le maréchal Bazaine, malgré les protestations de son frère1, ne s'est pas rallié au gouvernement de la Défense nationale et que le roi de Prusse, malgré les déclarations de son ministre, persiste à n'être pas indifférent à la forme de notre gouvernement.

1. Lettre du frère du maréchal Bazaine. — « Croyez-moi, celui que M. Jules Favre, dans son admirable et émouvant rapport sur ses entretiens avec M. de Bismarck, appelait : notre glorieux Bazaine, ne se croit pas et ne se dit pas maréchal d'Empire, il se dit maréchal de France, et, son frère vous le déclare, il ne l'oubliera pas. »

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