‹ Souvenirs dramatiquesChapitre 23 sur 44 · DIX ANS DK LA VIE D'UNE FEMME · texte numérisé non relu

DIX ANS DK LA VIE D'UNE FEMME

dans un état affreux; que j'y suis restée longtemps, et que j'en suis repartie en fiacre. Je vous envoie mon chapeau et mon mouchoir. Vous me les renverrez demain par votre femme de chambre. » Date et signe. Gommences-tu à comprendre ?

— Oui, mon bon ange !

— En arrivant chez toi, tu te trouveras mal, et je réponds du reste.

— Dieu! que c'est simple et bien ! (Textuel.)

En ce moment, un domestique annonce qu'un monsieur demande à parler à madame.

— Il prend bien son temps, répond Amélie; qu'il s'en aille !

— Il prétend qu'il n'est que pour un jour à Paris, et qu'il apporte à madame des lettres et des nouvelles du prince Krimikof.

— Ce pauvre prince! il pense encore à moi! — Dis au monsieur d'attendre là dans la pièce qui touche à ce boudoir; dans un instant, je suis à lui, je le recevrai.

Pourquoi dans la pièce qui touche à ce boudoir? nous demandera-t-on.

Mais parce qu'il faut que le monsieur entende ce qui va se dire; ce n'est pas plus malin que cela!

Voyez plutôt : une fois le domestique soiti, le dialogue continue entre Adèle et Amélie.

— Une chose m'inquiète, maintenant : ce sont ces lettres et ce portrait que Rodolphe a entre les mains.

— C'est ta faute; je t'ai dit vingt fois de ne pas écrire. Tu veux toujours faire à ta tête!

— Il n'en a que trois, et il m'a bien promis devant toi de me les renvoyer demain par son valet de chambre.

— Espérons-le I Allons, va-t'en vitel

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