‹ Souvenirs du baron HüeChapitre 49 sur 83 · Bénezech était alors ministre de l'Intérieur · texte numérisé non relu

Bénezech était alors ministre de l'Intérieur

pour accélérer rechange de la fille du dernier Roi contre les citoyens Camus, Quinetle et autres députés ou agents de la République, de nommer pour accompagner jusqu'à Bàle la fille du dernier Roi, un officier de sendarmerie décent et convenable à cette fonction; de lui donner pour l'accompagner celles des personnes attachées à son éducation qu'elle aime davantage.

• Pour expédition conforme, » Signé : reubell, président.

» Pour le Directoire excculif,

» Le secrétaire général, la garde.

» BENEZECH

« Le Ministère de l'intérieur déclare qu'en exécution de l'arrêté du Directoire exécutif, dont copie conforme est ci-dessus, le citoyen Hue a été autorisé à suivre Marie-Thérèse-Gharlolte fille du dernier Roi, à l'accompagner à Vienne, et même à rester auprès d'elle, sans qu'on puisse lui opposer les lois de la République française contre l'émigration pour raison de ce voyage, à condition toutefois qu'il ne pourra pas rentrer en France, sans une autorisation expresse du gouvernement français.

» BENEZECH

Paris, le 2" frimaire, an IV de la République une et indivisible.

« Par ordre du Directoire exécutif, il est enjoint au maître de la poste de Paris de fournir au citoyen Hue, demain 28, à dix heures précises du matin six chevaux de poste pour une berline. Il est également enjoint à tous les maîtres de poste de la route de Paris à Huningue de fournir audit citoyen Hue la même quantité de chevaux, etc., sans aucun retard et de préférence à toute (sic) autre service sous peine d'être personnellement responsable des refus ou difficultés que le dit citoyen Hue pourrait éprouver de leur part.

» Le Ministre de l" Intérieur,

» BENEZECH

Paris, le 27 frimaire, an IV de la République une et indivisible.

M. Benezech, quand j'allai le remercier, me parla avec attendrissement du sort de la jeune princesse qu'il n'appelait que du nom de Madame Royale. S'apercevant que je le fixais d'un air étonné : « Ce nouveau costume, me dit-il, n'est que mon masque. Je vais même vous révéler une de mes plus secrètes pensées : la France ne recouvrera sa tranquillité que le jour où elle reprendra son antique gouvernement. Ainsi donc, lorsque

VOUS le pourrez, sans me compromettre, mettez aux pieds du Roi l'offre de mes services, assurez Sa Majesté de tout mon zèle à soigner les intérêts de la Couronne. »

Je m'acquittai de cette commission.

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