‹ Souvenirs du capitaine DesboeufsChapitre 92 sur 121 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

malgré cela, je trouvai presque toute la population sur pied rassemblée sur la route, afin de madresser ses adieux. Les pauvres pleuraient et les bourgeois m'embrassèrent avec les plus grandes marques d'affection. Les regrets de ces braves gens et la satisfaction d'avoir rempli mes devoirs de manière à me faire remarquer du général Paris ' dissipèrent bientôt le cbagrin que j'avais d'abord ressenti.

1. M. Villiers de l'Isle-Adam (descendant du fameux grand maître), adjudant de place à Saragosse, étant en tournée avec une colonne mobile, m'avait écrit : « Soyez bien persuadé, Monsieur le commandant, qu'on ne vous retirera jamais l'autorisation de donner des ports d'armes; M. Renouvier (commandant de Saragosse) et M. le général baron Paris savent trop bien vous apprécier pour vous gêner dans l'exercice de vos fonctions qui ont été si bien remplies de votre part. Moi-même je m'estimerai heureux d'obtenir de mes chefs les éloges que j'ai entendu faire plusieurs fois de vous. » J'ai encore cette lettre ainsi qu'un certificat du conseil municipal de Fuentès qui atteste ma bonne conduite.

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