C. SCHMID, CURÉ d'oBERSTADION
» Ce que Jésus-Christ nous a apporté du ciel, ce que l'Ecriture et l'Eglise nous ont transmis, ce que les Pères nous ont enseigné, vous nous l'avez redit à leur manière.
» Nous vous avons vu au milieu du peuple comme en compagnie de l'aimable enfance; ici dans la cabane du pauvre , là à l'autel du Seigneur.
» Combien de ceux qui vous ont vu vous doivent le bonheur de leur vie! Les faibles eux-mêmes, vous les reteniez dans les bornes du devoir par la tristesse de votre regard.
» Vous avez été pour plusieurs une cause de salut, depuis les lieux où la neige couvre le sommet des Alpes jusqu'à ces lointaines contrées du Nord, où l'Océan baigne les rivages de la Germanie.
» L'envie, sans doute, s'est montrée sur votre route sous le voile du zèle et de la piété ; mais vous êtes resté inébranlable, et bientôt ce faux éclat a disparu.
» Le roi, honorant en vous le sage, vous appelle auprès de son trône. Quelle lumière vous avez répandue dans cette école qu'il a lui-même créée !
» Il vous témoigne la confiance d'un père, à vous le plus noble et le plus méritant des hommes, vous, le plus beau joyau de sa couronne, l'espoir de la patrie !
» Le chef de l'Eglise, auguste vieillard, dont la vertu égale les épreuves et dont le monde étonné
admire encore le courage héroïque, Pie, le vertueux pontife, aujourd'hui dans la gloire, avant d'incliner sa tête, vous a témoigné par un écrit de sa main en quelle haute estime il avait votre vertu.
» Et Léon, dont nous avons contemplé la face avec ravissement et vénération, et qui, de son regard pénétrant, voyait l'Allemagne dans un jour si ohscur, il vous a prouvé qu'il vous considérait comme l'ornement de l'Eglise d'Allemagne, en vous élevant, du haut de son siège de Pierre, à une dignité plus éclatante.
» Votre personne est une sorte de monument qui atteste que le bien finit toujours par triompher, et que Dieu, dans sa bonté, s'abaisse vers celui à qui il suffit d'être bon.
» C'est ainsi, pontife bien-aimé, qu'après tant de luttes et de souffrances , vous nous apparaissez, en ce jour de fête, inondé de joies célestes.
» Vos amis, partageant votre bonheur, vous assistent en esprit à l'autel du Seigneur, et tous, ne formant qu'un cœur, lui adressent cette prière :
« 0 Dieu, Père excellent, vous qui nous l'avez » donné, conservez-le à notre amour; prenez aux » jours de notre vie pour ajouter à sa propre » existence. »
C. Schmid fut pendant dix années à la tête de la paroisse de Stadion. Le gouvernement de Wur-