‹ Souvenirs du Chanoine SchmidChapitre 33 sur 61 · C. SCHMID, CHANOINE d'aUGSBOURG · texte numérisé non relu

C. SCHMID, CHANOINE d'aUGSBOURG

Il lui fallait un logement qui lui appartînt exclusivement et qui lui convînt , un cabinet d'études calme, visité par le soleil, et, autant que possible, un petit jardin de fleurs. Aussi, quelle ne fut pas sa joie quand elle apprit qu'on offrait à vendre une petite maison située non loin de la cathédrale? On résolut aussitôt de l'acheter, etC. Schmid s'y rendit. Il y trouva ce qu'il demandait : un cabinet d'études tranquille et éclairé par le soleil matinal, un petit jardin contenant quelques arbres fruitiers et un jet d'eau. Il revint à la vie, travailla avec joie à sa tâche, et se remit à écrire des histoires pour les enfants.

Il rédigea pendant quelque temps, sur le désir du vicaire général Weber, une publication éditée en 1829 par la librairie Wolf, sous ce titre : Conférences du clergé d Augsbourg , et paraissant par livraisons. Il écrivit aussi un courrier pour les familles chrétiennes dans le Palmblœtter , publié à Wurtzbourg par Hœnninghaus.

A l'ordinariat, il était chargé des rapports sur les affaires scolaires. On lui a rendu ce témoignage d'avoir toujours fait le plus aimable accueil à tout prêtre du. diocèse qui s'adressait à lui dans n'importe quelle conjoncture, de l'avoir écouté, et, quand c'était possible, d'avoir parlé en sa faveur au conseil ecclésiastique.

Jamais il ne se contentait d'entendre les plaintes u. 12*

d'une seule partie : « Il faut, disait-il, entendre l'un et l'autre. » Les airs altiers, le ton impérieux et repoussant des bureaucrates étaient tout-à-fait contraires à sa nature. Il savait, même dans les plus jeunes ecclésiastiques } honorer le prêtre. Aux examens de concours , il était plein d'égards pour les candidats, les aidait et les encourageait à ne point se déconcerter. Quand, selon la coutume, ils allaient lui rendre visite , il s'informait avec bonté de leurs affaires, de leurs parents, etc., les exhortait, avec une douce sévérité, à se vouer entièrement à leur sublime vocation, et se recommandait à leurs prières.

Dans les premiers temps de son séjour à Augsbourg, Schmid prêchait souvent à la cathédrale dans les grandes solennités. Tous les dimanches, à neuf heures, il y disait la messe de la bénédiction, comme on l'appelait. Tous ceux qui y assistaient étaient réjouis et touchés de voir à l'autel ce vénérable vieillard, offrir avec la plus profonde piété le saint sacrifice de la messe.

En 1832, Schmid fut chargé par le roi d'instituer une commission d'école pour la Souabe et le Neuburg. Comme il connaissait à fond ces sortes de matières, il contribua puissamment à l'amélioration de l'instruction et de l'éducation de la jeunesse. Son principe, en ce qui concerne les écoles de la campagne, était qu'on s'en tînt au plus nécessaire, mais

Page 1