‹ Souvenirs du Chanoine SchmidChapitre 34 sur 61 · C. SCHMID, CHANOINE d'aUGSBOURG · texte numérisé non relu

C. SCHMID, CHANOINE d'aUGSBOURG

que ce nécessaire, on l'enseignât à fond : Multumy non multa. « Les nouveaux pédagogues, disait-il, portent trop loin leurs prétentions. » Quand il s'agissait de nommer un instituteur, il exigeait nonseulement des connaissances profondes, mais surtout une bonne culture religieuse et morale. Aux nombreux instituteurs qui s'adressaient à lui, il répondait avec bienveillance et les aidait dans la mesure de ses forces. Il eut toujours le ministère de l'enseignement en haute estime ; ayant été pendant plusieurs années « maître d'école allemand, » selon son expression, il connaissait par expérience ce qu'a de pénible la mission d'instituteur.

En 1834, il fut nommé membre de la commission chargée de l'examen et de la composition des ouvrages destinés aux écoles de la Bavière. Il rédigea, de concert avec le célèbre naturaliste Schubert, la partie qui, dans le livre de lectures admis dans les classes moyennes et supérieures de la Bavière, est consacrée à l'histoire naturelle.

En 1836, il édita, sur la demande de l'évêque Albert de Riegg, un Petit Catéchisme de la religion catholique , à l'usage du diocèse d'Augsbourg. Mgr. de Riegg, dans le mandement qu'il publia pour le faire adopter, s'exprimait ainsi : ce Quand nous avons été convaincu que ce catéchisme répondait à nos vues, nous l'avons présenté à Sa Sainteté, qui, après en avoir confié l'examen à un choix de

théologiens et à une congrégation de cardinaux, nous en a félicité dans un écrit vraiment paternel, et a manifesté l'espoir que son adoption produirait les plus heureux résultats. Ce nous est un grand sujet de joie de pouvoir remettre entre les mains de nos bien-aimés diocésains ce Catéchisme de la religion catholique. »

Son successeur, Pierre de Richarz, jugea à propos de le conserver; Léopold, évêque de Mayence, l'introduisit dans son diocèse, et Jean-Baptiste Purzell, évêque de Cincinnati, dans le nord de l'Amérique, en fit une édition stéréotypée qu'il recommanda avec instance dans un mandement adressé aux catholiques de son diocèse.

En 1837, le roi de Bavière voulant récompenser ]es services de C. Schmid, le nomma chevalier de l'ordre du Mérite de la couronne de Bavière. Quand Louis allait à Augsbourg et donnait audience au chapitre, il s'entretenait chaque fois affectueusement et longuement avec Schmid, et ne manquait jamais de parler de l'évêque Sailer. Il en était de même des princes et des princesses de la cour, qui furent toujours animés envers lui des sentiments les plus bienveillants. Jamais Schmid n'a été investi d'aucune dignité pendant qu'il était chanoine de la cathédrale, bien que cela lui eût été facile. La place de doyen de la cathédrale étant devenue vacante après la mort du doyen Pichler,

Page 1