‹ Souvenirs du Chanoine SchmidChapitre 54 sur 61 · C. SCHMID COMME ÉCRIVAIN · texte numérisé non relu

C. SCHMID COMME ÉCRIVAIN

par voie de souscription des Œuvres complètes de Schmid. Cette annonce me met dans la nécessité pénible de déclarer publiquement que cette édition de mes œuvres a été entreprise à mon insu, et que je n'ai aucune part à ce dommage porté à mes éditeurs légitimes ainsi qu'à mon honneur. Je déclare) en outre, que la continuation d' Henri d' Eichenfeld, publiée sous ce titre : Vie et destinées d'Henri d'Eichenfeld, 2 vol., n'est point de moi, et que c'est à tort qu'on m'attribue cette œuvre misérable ; je n'ai, de plus, aucune connaissance du troisième volume d'une prétendue continuation ayant pour titre : Courtes histoires pour les enfants et les amis des enfants, n'ayant rien composé de semblable; enfin, je ne suis point l'auteur de la Comtesse Idde de Toggenbourg, et c'est à tort qu'on la répand sous mon nom, etc. »

Mais ce qui affligea Schmid plus encore que ces contrefaçons, ce furent les attaques injustes que quelques feuilles, peu importantes il est vrai, dirigèrent contre ses ouvrages. C'est avec regret que je viens troubler,, par ce fâcheux désaccord, la douce harmonie qui règne dans ces Souvenirs; cependant, je ne crois pas possible d'omettre cette circonstance .

Quelques critiques ont reproché aux ouvrages de Schmid de n'être point écrits pour la jeunesse catholique, attendu qu'on n'y trouve pas l'expression des doctrines catholiques. Cette accusation est fausse de

tout point. Dès les premières pages de Geneviève, on voit apparaître un évêque qui bénit son mariage avec Sigéfroi; et lorsque Geneviève se croit sur le point de mourir, elle marque du signe de la croix la bouche, le front et la poitrine de son fils. Dans Rose de Tannenbourg figure un abbé qu'on représente comme un religieux distingué par sa piété et sa sagesse ; il est de plus évêque consécrateur, et à la fin de l'ouvrage il bénit une chapelle; ce qui est bien, sans doute, une cérémonie catholique*

Dans toute l'histoire de l'Enfant perdu, il est question d'une image de Marie, la mère des douleurs , représentée avec un glaive qui lui perce le cœur. Un pieux pasteur la donne en cadeau à une mère affligée de la perte de son fils, et fait de si touchantes réflexions sur la patience et sur la confiance en Dieu, qu'il est impossible de les lire sans en être ému. Dans le Serin, madame d'Erlau, entendant sonner la petite cloche de la chapelle voisine, cette pieuse tyrolienne accourt en toute hâte et annonce que le curé du village situé de l'autre côté de la montagne viendra dire la messe, puis elle se rend aussitôt à la chapelle, accompagnée de son petit Charles. Dans la Veillée de Noël, on trouve une belle et gracieuse description d'une crèche. Or, l'usage d'ériger des crèches est exclusivement catholique. La Croix de bois repose sur une idée entièrement catholique; la croix de diamant d'un

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