‹ Souvenirs du Chanoine SchmidChapitre 56 sur 61 · C. SCHMID COMME ÉCRIVAIN · texte numérisé non relu

C. SCHMID COMME ÉCRIVAIN

sance et pour le féliciter du mérite de ses ouvrages. Ainsi l'archevêque Ladislas Pyrker, auteur des Perles de l'antiquité et de Rodolphe de Habsbourg, ayant passé à Augsbourg en 1840, l'honora d'une visite, quoique la soirée fût déjà fort avancée. Schmid lui ayant envoyé les ouvrages intitulés : Josaphat, Pensez -y bien, et l'Etranger dans le jardin anglais, qu'il venait de publier, l'archevêque lui répondit, en date du 15 août 1840 : « J'ai eu l'honneur de vous dire verbalement, à Augsbourg, quel cas je fais de vos ouvrages si généralement estimés. Ces derniers, que je ne connaissais pas encore, me sont d'autant plus précieux que je les ai reçus de vos mains. Veuillez donc agréer ma plus sincère reconnaissance ! »

Les mêmes motifs lui valurent la visite des archevêques Vicari de Fribourg, Urbain de Bamberg, Milde de Vienne ; des évêques de Linz, de Dresde, de Trêves, de Rottenbourg, de l'évêque de Milwauki, dans le nord de l'Amérique, de Diepenbrock, archevêque deBreslau, deGeissel, archevêque de Cologne, sans parler d'une foule de chanoines. Il en faut dire autant des plus célèbres écrivains catholiques, tels que Mœhler, Hurter, Héfelé, etc.

Sulpice Boisserée, qui a si bien mérité de l'art chrétien, envoya à Schmid, pour la fête de Noël de. 1843, une copie du tableau de saint Christophe, qu'il accompagna des lignes suivantes :

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« Très-vénéré monsieur, vous avez fait tant de plaisir aux enfants et aux parents par vos excellents ouvrages, que nous voudrions aussi, en cette fête de Noël, vous causer une petite satisfaction. Pour cela, nous avons choisi l'image de votre patron, qui porta à travers les flots soulevés, l'orage et la tempête, un enfant sous la figure duquel il reconnut Notre-Seigneur.

» La pensée qu'a eue l'auteur de ce tableau de marquer par le lever du soleil le moment où saint Christophe reconnut le Sauveur, dorme, selon nous, à ce tableau, que nous n'avons d'ailleurs rencontré nulle part, une valeur particulière.

» L'entrevue, malheureusement trop courte, qu'il y a trois ans nous eûmes avec vous, ma femme et moi, à Ulm, nous a laissé une impression si profonde et si agréable, que nous avons cru devoir vous donner une marque de ce précieux souvenir. Nous le faisons en exprimant l'ardent désir et la ferme espérance de vous voir encore une fois et plus longuement en ce monde, et de procurer à mon cher frère le bonheur de faire votre estimable connaissance. »

Le traducteur français des œuvres de Sckmid, dont nous avons parlé plus haut, écrivait à Fauteur dans une lettre subséquente : « Nosseigneurs les archevêques et évêques de Lyon, de Tours,, de Nantes, de Bordeaux, d'Angoulême, de Bourges,

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