CHAPITRE XI
du prince de Ligne (1)... J'ai fait vos compliments à Mmes de Minckwitz, de Martens et d'AIopéus et à tous les messieurs, ministres ou non, que vous m'avez nommés. Tous sont sensibles à votre souvenir... Rien n'a changé dans la société, sinon qu'on y regrette l'aimable Cussy... On joue la comédie française dans plusieurs maisons; jugez si l'aimable chevalier y manque! Le 22, Mme de Knobelsdorf et ses enfants jouenl chez le Roi. Mme de Martens a refusé; elle s'est contentée de jouer une fois à la Cour et une fois chez Mme de Rayneval. Les élégants sont désespérés de ce qu'elle a quitté Berlin. Ils l'ont accompagnée jusqu'à Wittemberg où ils lui ont donné une fête. Il paraît qu'une femme plaît davantage lorsqu'il, est sur son départ que sur son retour... » (2).
J'ai transcrit ici cette lettre, parce que. mieux que beaucoup d'explications, elle témoigne de l'esprit de Mme de Crayen, de son manque partiel de sens moral et de la grande place qu'elle tenait, en somme, dans la société de Berlin.
(1) Celui qui est transcrit plus haut.
(2) 15 mars 1825.