‹ Souvenirs du chevalier de CussyChapitre 144 sur 205 · CHAPITRE XIV 30'.l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV 30'.l

lorsque les hostilités seront commencées... Il est Lien entendu pie ces conférences ne pourraient en rien gêner votre action. Personne a'en a le droit; et, au moment où vous vous chai seuls, du fardeau, vous êtes, d'ailleurs, tout à fait en m^ et en attitude pour écarter tout ce qui pourrait devenir ou vous paraître entraves... » Le comte de Bernstorff m'a ajouté, qu'il savait que l'intention du cabinet autrichien était de demander que le prince de Gastel-Cicala assistât aux réunions diplomatiques de Paris; parce que, ambassadeur du monarque dont 1rs liens de parenté sont les plus rapprochés avec la famille royale d'Espagne, ce personnage représenterait aux conférences les intérêts de Ferdinand VIL Le ministre prussien devait aussi charger le baron de Werther de renouveler ses représentations au cabinet anglais, et de parler avec chaleur pour la neutralité franche et enh « En effet, disait le comte de Bernstorff, la neutralité de l'Angleterre est, par elle-même, dans les circonstances actuelles, un assez grand mal. Il faut, du moins, pour modifier rv qu'elle soit complète, et que le cabinet anglais sente bien que tout ce qui dévierait de cette neutralité entière serait une violation à Palliance, que les puissances continentales ne pourraient supporter, puisqu'elles sont décidées à ne poiu séparer de la France... Je continue, du reste, à croire que l'Angleterre ne saurait regarder son alliance avec le Portugal autrement que comme défensive, dans le cas où ce pays persisterait dans des démonstrations guerrières... Le duc de Wellington doit s'en être expliqué dans ce sens à Vérone. Au reste, les dernières dépêches de Lisbonne ne portent-elles pas que les récentes imijaronnades des Cortès n'ont eu lieu que pour cacher leur peur?... Il y a un fort parti, grandissant tous les jours, opposé au régime actuel, et il faudra peu de chose pour faire crouler l'échafaudage révolutionnaire... »

Je citerai encore un autre entretien politique que j'eus avec le comte de Bernstorff. Le ministre prussien avail appris avec peine la résolution de transporter le siège du gouvernement espagnol en Andalousie. Il craignait que cette

détermination n'entrainâl une guerre plus longue que l'on irail voulu, el que, par la prolongation de la guerre, notn il i • lût plus hérissée de difficutés. Et il me dit, à sujet : « Il est urgent que les quatre grandes puissances conatales se rapprocheni e1 s'unissent encore davantage, ûoyi q de conférences diplomatiques à Paris, et, plus qui ais, il faut qu'elles tiennent le même langage. Plus de i ilifications; point de changements partiels. C'est le ren- \ semi ut total d'un système d'anarchie qu'il nous faut... » .1 crus pouvoir répondre que, -ans connaître toute la pensée du Roi à cel égard, je ne croyais pas trop m'avancer en disant, que ce n'était certainement point pour laisser subsister F uvre d'une insurrection militaire et une démocratie aux portes de la France, que les ministres s'étaient imposé un s pesanl fardeau et avaient développé autant de forces : « C'est précisément, reprit le comte de Bernstorff, parce que nous sommes convaincus de leurs intentions, parce que nous s. vous qu'ils veulent obtenir un résultai que non- appelons d tous nos vœux, qu'il est plus essentiel d'écarter, en comi un, les mots sujets à erreur et à interprétations. Il faut donc bien nous entendre sur les termes, comme nous nous entendons sur le fond... Quant à la reconstitution elle-même d l'Espagne, peu nous importe qu'il y ait des Cortès, pourvu que le gouvernement soit légitime, légal, et le monarqui indépendant (1). »

Le chevalier Rose, ministre de Sa Majesté Britannique à B i lin, avait reçu ses audiences de congé, et il quitta la capitale prussienne, le 26 mars, laissant comme chargé d'affaires, jusqu'à l'arrivée desonsucci sseur, lord Clan Williams, son gendre, sir Douglas. Je n'ai vu ce lord Clan Williams que pendanl

quelqu. s jours, lors d>- i p.,--.,- • .' I Vrlin. en janvier lS'J'i.

C'était u : assez joli homme, mais ayant toutes ces manières

jans i on et d'assez mauvais goût qu'affectent les Anglais

sur le ■ ntinent, en se tenant couchés, plutôt qu'assis, sur

d) Le* faite et entretiens don! parle le chevalier de Cussy sont cons ': ures étrangères. [Note <!<• ? éditeur.)

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