‹ Souvenirs du chevalier de CussyChapitre 93 sur 205 · x >(>r VIN 1RS DU CHKVALIKR 1)K C L S S Y · texte numérisé non relu

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lis IVttmann, famille que tout le monde croit juive, et qui l'es! peut-être. On ne peut prononcer le moi de a Juif » devanl Flavigny» dont la susceptibilité croil aussitôt deviner une allusion. Lui, homme du monde distingué et si bien élevé, je l'ai vu et entendu dire une impertinence à la comtesse de Goltz, parce que celle-ci, causant de je ne sais qui dans un groupe où se trouvait mon collègue, avait laissé échapper ■ - mots : « Il est avare comme un juif... » Et, peu de jours après son arrivée à Berlin, j'ai été dans le cas de lui servir de témoin contre le jeune Alley de Ciprey, parce que ce dernier racontait, en riant, une aventure, connue dureste de tous, sur les Rothschild (1).

Flavigny quitta la légation de Berlin en 1821. étant rappelé à Paris par des affaires d'intérêt. En 1823, il fut adjoint an comte de Gaux dans sa mission auprès du duc d'Angoulême.

Je crois l'avoir dit; nous étions fort liés entre collègues à la légation de France, et les amis des uns étaient les ami- des autres. Ils appartenaient, la plupart, au corps diplomatique. C'étaient le Hessois Wilkens; le baron de Heckeren, des Pays- Bas; les Russes : prince de Lubomirski, colonel de Germa un et baron de Kakoschkine; le comte de Walderdorff, Autrichien: le Suédois Nordenfeld; le Wurtembergeois Wagner et le chevalier de Landabura, d'Espagne.

Sans doute, au cours de mes notes, les noms de ces personnes se trouveront plusieurs fois sous ma plume, mais je veux de suite donner quelques détails sur le chevalier de Landabura qui, pendant la gestion intérimaire du comte de Chastellux,

(1) Voici cette aventure : Devenu, comme ses frères, membre de la noblesse, le banquier Anselme de Rothschild, d" Francfort, se laissa aller un jour — en 1818, je crois — à une grossièreté de langage envers un gentilhomme. Celui-ci lui dit : Monsieur, si «vous n'étiez qu'un juif ordinaire, j«' me contenterais de vous dire que vous n'êtes qu'un sot et qu'un impertinent, mais une patente souveraine vous ;i tiré de votre crasse; vous ave* été noble. ■ t je vous demande de me donner satisfation, les armes à la main, de votre grossièreté à mon égard.» Le pauvre banquier A.nselm vient tout tremblant, balbutie des 3i c'est là tout

l'avantage que doit me procurer le parchemin que j'ai reçu, j'aime mieux le renvoyer. » [Note <lr l'auteur.)

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