‹ Souvenirs du comte de PlancyChapitre 2 sur 85 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

de Verneilh-Puyraseau et ceux inédits de Trémont ; ceux de Reboul sont spéciaux à l'Italie; qu'on y joigne quelques biographies documentaires, telle celle de Frocliot, quelques notes, comme de Ladoucette, de Beugnot, de Barthélémy, de Girardin et de Fourier, et ce sera vraisemblablement tout le butin. Sans doute, possède-t-on de précieuses statistiques départementales, de curieux annuaires, des recueils d'actes administratifs, mais, de récits personnels, si peu que rien.

Il n'est point douteux pourtant que c'est là un des points demeurés les plus obscurs dans l'histoire napoléonienne. Quel était le rôle des préfets, comment le remplissaient-ils, dans quels termes vivaient-ils avec leurs administrés, pourquoi la plupart ont laissé des traces si profondes dans les départements où ils ont passé, autant de questions que, sans doute, les souvenirs de M. Adrien de Plancy ne résoudront pas entièrement, mais sur lesquelles elles apporteront des lumières.

Le préfet de l'Empire n'était pas un médiocre personnage et on ne doit point juger la fonction sur des impressions contemporaines; il faut se reporter au moins d'un demi siècle en arrière, lorsque la magistrature administrative était dans son éclat, qu'elle se recrutait dans les classes élevées de la société, qu'elle demandait un apprentissage, qu'elle exigeait des aptitudes et qu'elle se suffisait comme carrière. En ces temps-là, on faisait les affaires du pays avant de faire les siennes, on acquérait, par un long séjour dans le même chef-lieu, la connaissance des besoins des habi-

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