EXEUCIGE DE LA RELIGION
» partie qui a l'avantage inappréciable d'être soumise » à votre administration.
» Agréez, Monsieur le Préfet, que je saisisse cette » occasion pour vous assurer de la haute estime et de » l'attachement que vous m'avez inspirés.
» *{- Fab. Evêque d'Autun. »
L'Empereur tenait à ce que ses fonctionnaires donnassent partout l'exemple du désintéressement et de l'intégrité. Je rappelai à ceux qui dépendaient de mon administration que si, parmi eux, il s*en trouvait qui acceptassent des présents ou des bienfaits quelconques de leurs subordonnés, je mettrais leur nom sous les yeux de l'Empereur.
Il en serait de même des percepteurs qui emploieraient les fonds de leurs recettes à des spéculations particulières attendu, disait S. Exe. le ministre du Trésor public dans sa circulaire du lo février 1807, « que les fonds d'Etat sont dans les mains des comp- » tables un dépôt sacré, et que les comptables doivent » interdire toute disposition qui pourrait porter at- » teinte au droit que le gouvernement ne cesse pas » d'avoir, de régler et diriger, vers un besoin public, » tout ce qui est prélevé, à titre d'impôt, sur le re- » venu des citoyens. »
L'usure paraissait à Napoléon une des plaies de la vie sociale à laquelle il importait le plus de remédier. Comprenant tout le danger qu'il y avait à la laisser exercer, notamment par les Juifs, qui, dans tous les temps, s'en étaient fait une spécialité, prévoyant les ferments de discorde que l'accaparement de la for- ^ tune publique ou privée par les Israélites pouvait r 7
faire naître un jour parmi les Français, il jugea nécessaire de soumettre à des prescriptions sévères les opérations financières des Juifs.
Le règlement et la surveillance de la chasse et de la pêche, ces deux utilisations d'une précieuse ressource naturelle de notre sol national, étaient également recommandés par les ministres à toute la sollicitude des préfets, non moins que bien d'autres objets que je passerai sous silencC;, ne prétendant pas vouloir rédiger ici un manuel d'administration préfectorale.
A la fin de l'année 1810, une certaine inquiétude commença à se manifester, tant au sujet de la situation financière de la France, que de ses rapports politiques avec les Puissances étrangères.
Le ministre de l'Intérieur, M. de Montalivet, sentit le besoin de dissiper ces alarmes, et il adressa aux préfets une série de circulaires dont il me paraît intéressant de relater les passages les plus importants.
Paris, le 25 octobre 1810.
« Monsieur, des bruits faux circulent;, d'abord dans » Paris où l'administration les méprise, puis se répan- » dent insensiblement dans les départements, finis - » sent par jeter de l'incertitude sur les faits les plus » clairs, et ne peuvent donner que de l'inquiétude » aux bons citoyens.
» Je sens le besoin qu'il y a de contredire ces faus- » ses nouvelles, et deux moyens se présentent : l'un » par des notes officielles qu'on inscrirait dans les » journaux, l'autre par des circulaires que je vous » adresserais toutes les semaines.
» Le premier moyen aurait l'inconvénient grave de