‹ Souvenirs du comte de PlancyChapitre 70 sur 85 · CONTRIBUTIONS VOLONTAIRES · texte numérisé non relu

CONTRIBUTIONS VOLONTAIRES

» Vous ajoutez ([ue M. le sous-préfet désire beau- » coup que ce service ne soullre pas davantage, pour » prévenir les graves inconvénients qui en résulte- » raient.

» J'ai fait connaître à M. le sous-préfet tout ce que » je pensais à cet égard dans une circonstance aussi » urgente.

» Je vous répondrai donc qu'aucun motif ne peut » arrêter le payement de la troupe, mais qu'en l'elfec- » tuant toujours /Sur des pièces régulières et en vous » conformant ponctuellement à ce que prescrivent les » instructions sur cette matière, vos dépenses ne peu- » vent pas être rejetées , parce que vos supérieurs » dans le trésor ne peuvent vouloir que ce que veut » le gouvernement.

» Or, le gouvernement veut que le service^dont il s'a- » git ne soit jamais entravé ni suspendu par des mo- » tifs ([ue les temps difficiles ne comportent pas. »

Au sous-préfet de Fontainebleau.

Melun, le 27 mai 1815.

« J'ai reçu l'adresse en placards relative à l'habillo- » ment et à l'équipement de votre garde nationale ; » elle est très bien faite et nous donnera les résultats )) qui nous sont nécessaires.

» J'aurais désiré que l'apostrophe aux égoïstes fût » beaucoup plus douce. Aussitôt que vous pourrez » réunir un état de vos dons, vous me l'enverrez par » exprès.

» Je désire beaucoup rendre compte de cette opéra-

» tion au gouvernement »

Aux ministres de Vlntérieur, de la Police et de la Guerre.

Melun, le 27 mai 1815.

« Monseigneur,

» J'ai l'honneur de prévenir Votre Excellence que » l'appel et la visite des militaires en retraite vient » d'avoir lieu dans ce département. Un grand nombre » de ces militaires avait déjà repris du service, la » plus grande partie ayant été attachée à la garde, de » sorte que le résultat de notre opération ne nous a » donné que cinq compagnies de 100 à 120 hommes » chacune.

» Nous avons été obligés de refuser beaucoup d'an- » ciens militaires que l'âge et les blessures ne per- » mettent pas d'employer utilement.

» La l""® compagnie part aujourd'hui, les autres suc- » céderont d'un jour à l'autre. Ces 3 ou 600 militaires » sont dirigés sur Le Quesnoy et Maubeuge. Ils se- » ront transportés en voiture dans ces places. L'es- » prit qui les anime est fort bon. »

Aux cinq sous-préfets.

Melun, le 28 mai 1815.

(( Je VOUS ai écrit que je désirais connaître bien » i)romptement le résultat des dons offerts, parce que » les impitoyables marchands ne veulent traiter qu'au » comptant. En conséquence, je vous prie d'envoyer, » tout de suite, des exprès à cheval sur les divers » points de votre arrondissement pour recueillir les » états des maires.,

CONTUlBUTiONS VOLONTAIRES 403

» Cela aura l'avantage de presser ceux d'entre eux » qui n'auraient fait aucun eiFort et vous m'enverrez » par ordonnance le résultat de cette démarche.

» ,Ie payerai ces dépenses et celles- que vous pour- » riez être dans le cas de faire relativement à cet » objet. »

A Madame de Flainarens, à V illier a y près La Ferté-Gaucher.

Le 29 mai 1815.

(( Madame, j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait » l'honneur de m'écrire le 27 courant.

» Je regrette de ne pouvoir entrer dans l'arrange- » ment que vous proposez relativement aux chevaux » que vous avez achetés du gouvernement l'année » dernière.

» Il est indispensable que vous en versiez sans dé- » lais le prix à la caisse du receveur particulier de » l'arrondissement de Coulommiers, attendu que ces » fonds sont destinés à payer de nouveaux chevaux » que j'ai achetés pour le gouvernement, en rempla- » cément de ceux qui ont été vendus en 1814.

» Toutes mes livraisons étant faites^ il ne s'agit » plus que du payement, et les marchands veulent » avec raison que je l'effectue sans retard, ainsi que je » m'y suis engagé. »

Au capitaine de gendarmerie.

Melun, le 30 mai 1815.

« Je VOUS invite, monsieur, à vous concerter avec » M. le maire de Melun pour faire rentrer dans les » magasins du département les effets d'habillement

» et d'équipement que des militaires ont laissés l'an- » née dernière dans les auberges de Melun :

» Je désire aussi que vous voyiez M. le commissaire » des guerres et que vous l'engagiez à faire remettre » également dans nos magasins les eliets militaires » qu'il aurait recueillis.

» Vous dresserez procès-verbal de ces diverses re- » mises, si cela est exigé par quelques-uns des par- » ticuliers.

» Dans tous les cas, je vous serai obligé de m'en re-' » mettre un état. »

Aux ministres de l'Intérieur et de la Guerre.

Melun, le 31 mai 1815.

« Monseigneur,

» J'ai l'honneur de prévenir Votre Excellence que » je fais partir 56 chevaux, à compte sur les 130 que » doit mon département pour la cavalerie légère en » vertu du décret du 18 avril : avant huit jours, mes » 130 chevaux seront partis. »

Au sous'préfet de Provins.

Melun, le 3 juin 1815.

« J'espère, monsieur, que vos offrandes patriotiques » passeront vos espérances.

» J'ai tout lieu de croire que les autres arrondisse- » ments donneront à peu près les sommes sur lesquel- » les j'ai compté. Vous pouvez dire à M. Giraut, maire » de Nemours, que ce qu'il a dit au sujet des votes » prouve qu'il ne les a point vérifiés ou qu'il s'est » laissé faire un conte par les ennemis de la chose » publique.

Page 1